Running – Lyon Urban Trail 2025 : La Piste de la Sarra, une course dans la course

Par Lou-Marco

La Piste de la Sarra, autrefois connue comme une piste de ski, s’est transformée en véritable emblème du Lyon Urban Trail. Un point de passage incontournable pour chaque coureur, qui peut tenter le défi de devenir roi ou reine de la Sarra.

La terreur du LUT : la piste de la Sarra. Photo Maxime Jegat

Si la Piste de la Sarra est l’une des nombreuses épreuves que renferme le Lyon Urban Trail (LUT), elle est de loin la plus emblématique. Redoutée par tous, elle attend les coureurs dès la fin du troisième kilomètre pour les parcours 10 km, 15 km et 25 km, ou au début du seizième kilomètre pour le 37 km.

Avec ses 250 m de long pour 53 m de dénivelé, cette ancienne piste de ski fermée en 1991 occupe une grande place dans le cœur des coureurs lyonnais. Habituellement inaccessible au public, elle rouvre deux fois par an, à l’occasion des éditions du LUT de jour et de nuit.

Un défi chronométré pour être sacré roi ou reine

La Piste de la Sarra, c’est aussi le challenge Queen & King de la Sarra qui se tient lors de la course. Depuis 2023, chaque coureur est chronométré sur son ascension de la Sarra. Les plus rapides sont désignés reine et roi de la Sarra et reçoivent une récompense. Lors de l’édition 2024, Lydie Jung et Gaëtan Jardiné avaient remporté le défi en 01:48 et 01:32. Cette année, Léa Peyrard et Pol Robert ont été couronnés avec tous deux un temps de 01:37.

En dépit de la récompense promise (un ensemble running de la marque Salomon), nombreux sont ceux qui délaissent le défi pour se concentrer sur la course entière. C’est le cas de Maéva, qui est arrivée à bout de souffle en haut de la Sarra : « Même s’il y a bien d’autres montées dans le parcours, celle de la Sarra est particulière à cause de sa difficulté. Je l’avais commencé en courant, mais j’ai vite commencé à marcher ! Je voulais me préserver pour les 11 km restants. »

Maéva, motivée à monter la Piste de la Sarra en courant, a fini en marchant et à bout de souffle.  Photo Lou-Marco Crepelle

« On profite et on admire le paysage »

L’accès exceptionnel à la Piste de la Sarra offre une vue imprenable sur la colline de la Croix-Rousse. L’occasion, ici comme sur le reste du parcours, de redécouvrir la ville sous un autre angle. « J’ai vu certains hausser le rythme en arrivant au pied de la Sarra, souffle Maéva, entre deux respirations. Mais pour ceux comme moi qui courent pour le plaisir, on profite et on admire le paysage. La magie de cette course, ce sont aussi les points de vue qu’elle offre. » Que ce soit pour sa difficulté ou son cadre, cette ascension redoutable s’est imposée comme un incontournable du running lyonnais.

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Running – À 60 ans, Rosario Murcia-Gangloff met le cap sur Los Angeles 2028

Par Lou-Marco Crepelle

Après 30 ans d’absence, Rosario Murcia-Gangloff a de nouveau couru pour son club de cœur l’Asul Bron, qui organisait l’annuel 10 km de Bron. L’occasion de se replonger dans une carrière remplie de réussite et d’inattendu en vue de sa préparation pour les JO de 2028 à Los Angeles.

Rosario Murcia-Gangloff et son guide Atef Baroudi sur le 10 km de Bron. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Cette « gamine de 60 ans », comme elle aime se décrire, a longtemps détenu le record de France sur le 10 000 m féminin en 31’42. Double médaillée des mondiaux de cross-country en 1988-1989, elle côtoie les sommets jusqu’à ses premiers Jeux Olympiques à Barcelone en 1992. En 1994, suite à une déshydratation pendant les championnats d’Europe d’athlétisme à Helsinki, elle développe un glaucome, accentué par des complications durant sa troisième grossesse.

Cette maladie chronique, qui réduit progressivement le champ visuel, la pousse à s’éloigner de la compétition, un choix qu’elle fait également pour s’occuper de ses enfants. En 2012, elle reprend sa préparation physique et est présélectionnée aux Jeux Paralympiques de Londres. Depuis, elle cumule les performances en handisport, comme avec sa quatrième place lors du marathon paralympique T12 aux JO de Paris.

Los Angeles 2028 comme dernier défi

Un parcours de longue haleine empreint de résilience qui continue cette année : « Je prépare les championnats du monde de marathon paralympique de New Delhi en octobre prochain, c’est une grande échéance » confie-t-elle en marge du 10 km de Bron, auquel elle a établi un temps de 42’34. « On ne connaît pas le tracé exact, qui sera communiqué deux mois avant. Pour le moment, on garde le rythme et on s’entraîne comme on peut. »

Si en 2012 elle hésitait encore à tenter l’aventure paralympique, ses récents résultats prouvent qu’elle a eu raison, d’y participer. Une assurance forte qui l’emmènera jusqu’à Los Angeles dans trois ans : « Bien sûr que je serai présente pour les JO de 2028. Mais après cela, avec plus de 40 ans de haut niveau, je pense que j’arrêterai mes conneries ! »

Article rédigé pour LE PROGRÈS