Golden Coast à Dijon : le nouveau festival 100% Hip-Hop fait la part belle à la jeunesse

Par Lou-Marco Crepelle

Ce 13 et 14 septembre, l’agglomération dijonnaise accueillait la première édition du Golden Coast, un festival à la programmation exclusivement Hip-Hop. Une occasion de mettre en avant les nouvelles têtes du paysage rap.

Tif et son public en véritable communion sur la Zero Gravity Stage. Photo par Lou-Marco Crepelle

Devenir le plus gros festival français à la programmation 100% Hip-Hop, telle est l’ambition du Golden Coast. Et pour y parvenir, les organisateurs du festival dijonnais ont misés sur des têtes d’affiche, comme SCH ou Booba, mais surtout sur de nombreux rookies ayant su séduire les plus de 50 000 festivaliers.

Un immanquable du vendredi soir était le concert de La Fève, qui ne cesse d’impressionner à chaque concert. Certains ne sont venus au Golden Coast que pour le voir, à l’image de Matteo, un festivalier venu de la région lyonnaise. « C’est vraiment la superstar du moment, je l’ai déjà vu à Lyon mais je ne pouvais pas louper une deuxième mi-temps. » Pendant près d’une heure, c’est un rap très américain, aux influences de la trap d’Atlanta notamment, qui a fait vibrer la Zero Gravity Stage. Un show grandiose marqué par la montée sur scène d’un fan, Zoltan, qui a pu performer le titre le plus célèbre du rappeur, « Mauvais Payeur ». Un engouement pour La Fève qui n’est qu’à l’aube de son succès.

 Le samedi après-midi, Tif était de la partie, avec son rap aux rythmiques algériennes inspirées du raï et du chaabi. Si sa prestation était très attendue, elle l’a été doublement. En effet, le concert a été amputé à la suite de problèmes techniques. Malgré les quarante minutes d’attente, le public, largement au rendez-vous, a pu célébrer avec Tif et sa bande de musiciens un des moments forts du festival.

Pour clôturer en beauté, Lesram avait la lourde tâche de performer après l’évènement Booba. D’un rap connu de tous, on bascule à un Hip-Hop plus underground, rythmé par des batteries percutantes et des textes techniques. Alors que la température extérieure avoisine les cinq degrés, la tension monte devant la Cargo Stage. Lesram livre alors une prestation qui séduit tous les amoureux de textes bien rappés, avec des rimes et des double-sens incisifs. Un spectacle mémorable qui clôt ce weekend de fête, dont la deuxième édition est déjà annoncée pour l’année prochaine.




« Le vinyle permet de découvrir la musique autrement » : le Tiki Vynil Store, la passion du disque comme moteur

Par Lou-Marco Crepelle

Dans le dédale de ruelles des pentes de la Croix-Rousse, le Tiki Vynil Store est, depuis presque 10 ans, une référence pour les amateurs de vinyles. Sarah nous fait découvrir les derrières d’un métier passionnant à destination des passionnés.

L’ambiance chaleureuse du magasin se ressent au premier coup d’œil. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Lorsque l’on pousse la porte du Tiki Vynil Store (Lyon 1er), le ton est déjà fixé. Des étagères en bois qui regorgent de vinyles colorés, des lumières tamisées qui nous font nous sentir comme à la maison. C’est l’ambiance qu’a voulu donner Ludo lorsqu’il a créé le magasin en 2014. Et même si c’est dorénavant Sarah, une ancienne cliente, qui a la charge de la boutique, l’atmosphère reste la même.

L’indépendance, un pari qui n’a pas de prix

« En tant que disquaire, on s’intéresse à tous les styles. C’est l’inverse de l’image qu’on se fait du vendeur de disque, puriste et antipathique. Il faut faire preuve d’une grande ouverture ». Sarah choisi avec soin les disques qu’elle propose aux clients, toujours dans l’optique de diffuser la culture musicale. L’avantage d’être disquaire indépendant, c’est qu’elle peut choisir de ne pas suivre une mode, ou justement de mettre en avant des artistes émergents qui n’auraient pas une telle opportunité avec les grosses chaines de magasins.

L’inconvénient de l’indépendance, c’est l’aspect financier. Les grands revendeurs fonctionnent en dépôt vente, à savoir qu’ils n’achètent le disque aux distributeurs que lorsqu’ils l’ont vendu en magasin. S’ils n’écoulent pas ce qu’il y a dans leurs rayons, cela n’a pas d’impact réel, puisque les étalages ne sont qu’une vitrine. Quand le Tiki Vynil Store choisi d’acheter un certain vinyle pour le mettre dans ses bacs, il est d’ores et déjà payé. S’il n’est pas vendu, le magasin se retrouve avec du stock sur les bras. Mais malgré cette problématique, Sarah affirme que « la liberté de proposer les disques que l’on souhaite n’a pas de prix ».

Le Tiki Vynil Store dispose de plus de 4000 références de disques, tous styles confondus. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Le regain de popularité des vinyles au service de la passion

Pour Sarah, le retour des vinyles sur le devant de la scène n’est pas juste une bonne chose pour ses finances. Dans une industrie où la musique est devenue un véritable objet de consommation, le vinyle permet de prendre à nouveau le temps d’écouter les œuvres des artistes. « Si l’artiste met ses morceaux dans cet ordre ou dans ce même album, c’est qu’il y a un sens à tout ça. Le vinyle permet d’écouter les albums d’une autre manière, l’œuvre dans son entièreté ». Et s’il semble compliqué de profiter d’un disque à l’heure où tout tient dans son téléphone, c’est justement tout l’intérêt du vinyle. Une oreille attentive plutôt que distraite, un objet physique plutôt qu’un simple swipe, et l’écoute prend une tout autre dimension.

La boutique ne propose que des vinyles neufs, mais on y retrouve aussi bien des musiques actuelles qu’anciennes. Photo par Lou-Marco Crepelle.



« Notre présence, c’est ce qui leur permet de vivre » : à Lyon, le marché de Noël fait son plein

Par Lou-Marco Crepelle

Le marché de Noël est un élément incontournable du folklore des fêtes de fin d’année. Malgré le contexte inflationniste et un temps peu clément, les habitués du marché de Lyon sont présents comme chaque année, Place Carnot.

Les artisans du stand Lamp’Art assurent leur quatrième venue à Lyon. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Dès la mi-novembre, Noël est dans toutes les têtes, autant pour les enfants que les adultes. Si la période des fêtes est marquée par de nombreuses traditions comme les cadeaux, les décorations ou la bûche, le marché de Noël en fait aussi partie. Installé chaque année Place Carnot, dans le deuxième arrondissement de Lyon, cet évènement bénéficie autant aux exposants qu’aux clients.

Un évènement important pour les commerçants

Cette ambiance de Noël est notamment véhiculée par les exposants présents par ces deux artisans de Gap pour qui c’est déjà la quatrième édition du marché de Noël à Lyon. Pour eux, le marché leur a permis de relancer leur activité. « Nous avions prévu d’arrêter l’activité en décembre dernier, mais au vu du succès des marchés de l’année dernière, nous avons repris ». Et cette année encore, les résultats vont au-delà de leurs espérances. Par exemple, leur article phare, des lampes artisanales qu’ils fabriquent eux-mêmes, se vendent mieux que l’année dernière, bien qu’ils n’aient pas baissés les prix. « Nous n’avons pas ressenti le contexte d’inflation durant cette édition. Les gens achètent toujours autant ».

Les ventes ont même augmenté pour leurs objets artisanaux en provenance des Philippines, leur marbre artisanal du Maroc et leurs figurines en provenance d’Allemagne. « Le marché de Noël représente une grande part de notre chiffre d’affaires, alors voir un tel engouement autour de nos produits bien que nous avions prévu de stopper la production, ça fait plaisir ».

Les habitués sont présents dès l’ouverture du marché de Noël de Lyon. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Le marché de Noël, un lieu d’échange dans l’ambiance de Noël

Si les exposants sont heureux de proposer leurs produits, les passants sont comme chaque année au rendez-vous. Quand j’ai demandé à plusieurs personnes pourquoi elles venaient ici, beaucoup m’ont répondu que c’était pour profiter de l’esprit de Noël. Un passant me confiait aussi pouvoir tisser un vrai lien avec les artisans. « Le marché de Noël, ce n’est pas comme acheter dans un magasin. On prend le temps, on discute avec les vendeurs, c’est ce contact qui est important ». C’est aussi une manière de se retrouver entre amis ou en famille, de partager un bon moment, comme le veut l’esprit de Noël. « Même s’il pleut en ce moment, on tient à soutenir les artisans. Notre présence, c’est ce qui leur permet de vivre ». Si vous n’avez pas encore de cadeaux à mettre sous le sapin pour vos proches, les portes du marché de Noël de Lyon restent ouvertes jusqu’au 24 décembre compris.