Face à la montée du RN, les étudiants lyonnais s’organisent : « Combattre par les mots, pas par la violence »

Par Lou-Marco Crepelle

Avec 102 agressions de la part de l’extrême droite radicale à Lyon entre 2010 et 2025 selon Rue89Lyon, les idées portées par l’extrême droite continuent de gangréner la ville. Pour y faire face, de nombreux étudiants lyonnais s’organisent. À Lyon 3, université réputée pour sa diversité politique, la mobilisation prend des formes multiples, entre engagement syndical et parcours individuels d’émancipation.

L’Union Étudiante a organisé une collecte alimentaire en novembre 2025 dans le 8e arrondissement.
Photo fournie par l’association Union Étudiante.

Avec 28 096 étudiants accueillis l’année dernière, l’Université Jean Moulin Lyon 3 est un lieu privilégié de lutte sociale, avec des profils issus de tous les milieux. En cette période de partiels, tous les étudiants croisés affichent un stress certain, apportant une tension palpable à mesure que l’on déambule dans les couloirs. À Lyon 3, cette tension se traduit aussi par des divergences politiques entre les étudiants et pour cause, l’université abrite sept unions d’étudiants différentes. Mais depuis la dissolution du groupe « Jeune Garde Antifasciste » en juin dernier, critiqué pour ses actions violentes, le rôle des étudiants dans la mobilisation devient encore plus important.

L’extrême droite, c’est quoi ? Si la définition du terme « extrême droite » n’est pas arrêtée, les travaux du politologue Jean-Yves Camus permettent d’en définir les concepts. Cela regroupe « une conception organiciste de la communauté, dont la base est l’ethnie, la nationalité ou la race », la considération des « différences culturelles et religieuses entre groupes vivant sur un même territoire comme un risque de désordre, générant une peur de la disparition de la nation », et « l’utopie d’une société fermée, seul cadre possible selon eux d’une renaissance par régénération de la communauté nationale. »

L’Union Étudiante s’organise contre l’extrême droite

Pour beaucoup, les 21,49 % de voix du Rassemblement National aux dernières législatives (2024) ont renforcé leur engagement. C’est le cas d’Alexandre, 20 ans, étudiant à Lyon 3, qui a fait le choix de se syndiquer à l’Union Étudiante et d’agir par le biais d’une action collective. « À l’échelle de la fac, on se présente aux différents conseils pour se faire connaître et mobiliser la jeunesse, on distribue des tracts et on s’associe à d’autres associations pour tenir des conférences. En dehors, on est présent lors des manifestations, on organise des soirées stick – destick pour décoller les stickers des groupes d’extrêmes droites. »

Si l’Union Étudiante mène des actions contre l’extrême droite, elle s’organise aussi pour se mobiliser en faveur de ses propres valeurs. Cela s’illustre à travers des collectes et distributions alimentaires, ou de l’aide aux étudiants étrangers. Et lorsqu’il parle de ses motivations, Alexandre insiste sur le fait que cela relève du bon sens. « L’extrême droite selon moi prône la haine et le rejet de l’autre, en banalisant de plus en plus le racisme, la xénophobie ou encore l’homophobie. Lutter contre l’extrême droite, c’est lutter pour vivre dans un monde où tu peux être qui tu veux sans risque d’être jugé différent. »

Créée en 2023, l’Union Étudiante est une association intersyndicale nationale qui compte plusieurs groupes locaux, dont un particulièrement actif à Lyon. L’organisation lutte en faveur de la qualité de vie des étudiantes et de l’écologie, et contre le racisme, le sexisme, l’intolérance religieuse et toutes les formes d’oppression. L’Union Étudiante est désormais présente dans 51 établissements en France et va privilégier les actions sur le terrain à travers une organisation horizontale.

Martin : « J’ai grandi avec l’idéologie d’extrême droite, aujourd’hui je la combats »

L’engagement politique peut se traduire par une mobilisation collective, à travers les associations ou les manifestations. Mais beaucoup d’étudiants mènent une lutte plus discrète, non pas issue d’une mouvance collective mais d’une recherche intérieure profonde. C’est ce que nous confie Martin* dans la cours de Lyon 3, en fermant son ordinateur décoré de stickers antifascistes.

Si aujourd’hui, il sensibilise ses proches aux dangers de l’extrême droite, c’est justement parce qu’il les connaît bien. « Je suis issu d’une famille populaire de banlieue, qui prônait les idées de l’extrême droite. C’est donc naturellement que je les ai assimilées, je n’ai pas eu un habitus de classe qui me permettait de remettre en question ce que j’entendais. Mais après ma socialisation au lycée, j’ai réalisé que l’extrême droite n’était pas dans mes valeurs, que la haine des autres était inutile. »

Quand on lui demande pourquoi selon lui sa famille suivait le courant de l’extrême droite, alors même qu’ils étaient issus d’une classe populaire méprisée par ce même courant, il sourit. Pour lui, c’est justement parce qu’elles n’ont pas le bagage culturel et politique pour émettre un esprit critique sur ces idées. L’émancipation doit alors venir des personnes elles-mêmes, par leurs propres recherches. « C’est bien parce que j’ai été partisan de certains de leurs discours que je veux les combattre. Avec le recul sur ma situation, je vois comment ils alimentent la haine, et utilisent la faiblesse, la naïveté et le désespoir des personnes précaires pour les convaincre. »

L’un des principaux objectifs de Martin, notamment par ses études, est d’informer au mieux sur les méfaits de l’extrême droite pour combattre cette idéologie par les mots et les faits, plutôt que par la violence et la manipulation. « Dans la vie de tous les jours, ça passe par participer aux manifestations contre ces idées, par informer au mieux ses proches, et de promouvoir les médias indépendants de toute pression fi nancière et politique. » La lutte contre l’extrême droite n’est donc pas l’affaire d’un coup d’éclat, mais d’une lutte quotidienne pour promouvoir la liberté, l’égalité et la fraternité, plutôt que la répression, le déséquilibre et la division.

*prénom de substitution

Reportage réalisé dans le cadre d’une épreuve certificative de mon bachelor de journalisme à l’ISCPA Lyon.




 Handisport – À Sainte-Foy-Lès-Lyon, le foot adapté remet le partage et l’inclusion au centre du jeu

Par Lou-Marco Crepelle

En 2021, le FC Sainte-Foy-Lès-Lyon noue un partenariat La Passerelle et crée une section de foot adapté. Quatre ans plus tard, la section accueille une quinzaine de joueurs en situation de handicap mental et psychique, qui disputent régulièrement des matches contre d’autres équipes de la région. Un jeu sans pression qui rappelle les valeurs premières du sport.

Fabien Mézard assure le rôle de président du FC Sainte-Foy-Lès-Lyon depuis 2023. Photo Lou-Marco Crepelle

« Un football de qualité pour tous. » C’est ainsi que Fabien Mézard, président du FC Sainte-Foy-Lès-Lyon depuis deux ans, définit l’identité du club. C’est dans cette même logique que le FCSF s’allie à La Passerelle en 2021, une association qui propose des activités physiques et sportives aux personnes en situation de handicap mental ou psychique.

« On apprend beaucoup de choses »

De ce partenariat naît la section de foot adapté, qui accueille aujourd’hui une quinzaine de joueurs. « Ma vision, et celle de Marc Chantre mon prédécesseur, est que Sainte-Foy met en avant l’aspect éducatif et social, en plus de l’aspect sportif, explique Fabien Mézard. En dehors du club, je suis moniteur éducateur dans une maison d’accueil spécialisée, alors j’ai une sensibilité particulière à cette collaboration. »

La section foot adapté accueille des joueurs de 15 ans et plus atteints d’une déficience mentale ou psychique. Fabien et Alexandre, tous deux atteints d’autisme, viennent au club chaque mercredi soir depuis trois ans : « On apprend beaucoup de choses, et on prend beaucoup de plaisir à partager ces moments avec les autres joueurs. » Comme pour le cécifoot, les règles classiques ne sont que légèrement adaptées : les joueurs évoluent en équipe de huit sur demi-terrains, au lieu de onze sur grands terrains, et la règle du hors-jeu est rarement appliquée. Les arbitres font également preuve de beaucoup de bienveillance et de pédagogie, notamment sur les fautes.

Une mission qui dépasse le cadre sportif

Pour être encadrés et entraînés, les joueurs peuvent compter sur l’expérience de Giani Ollon, enseignant en activité physique adaptée au sein de La Passerelle. « On a cette volonté de permettre aux joueurs de développer le moteur, le cognitif et leur autonomie. Mais on a aussi ce rôle de les sociabiliser et faire changer le regard du public sur le handicap. Nos missions dépassent rapidement le cadre du foot » explique Gianni, qui entraîne à Sainte-Foy depuis presque cinq ans.

Il peut compter sur l’aide de Thibault Vanhoutte, un ami d’enfance qui l’épaule dans l’encadrement du foot adapté depuis trois ans. « Au départ je suis vraiment venu par amitié. Et puis au fil des séances, on se prête au jeu, on s’attache aux joueurs. Ils sont très reconnaissants envers nous, alors on a carrément envie de leur rendre et de continuer à marcher à leurs côtés. »

Gianni Ollon, éducateur.
Photo Lou-Marco Crepelle
Thibault Vanhoutte, éducateur.
Photo Lou-Marco Crepelle
Fabien Gerstner, joueur.
Photo Lou-Marco Crepelle
Alexandre Babin, joueur.
Photo Lou-Marco Crepelle

Régulièrement, le district organise des plateaux pour permettre à ces équipes de s’affronter. À la différence des matches des valides, les rencontres avec les joueurs en situation de handicap génèrent moins de tensions et de frustration. « En foot adapté, la compétition passe au second plan, confirme Fabien Mézard. À la fin de la journée, tout le monde est juste heureux d’avoir participé ou organisé les matches ! Cela remet les objectifs premiers du foot au centre du jeu : le sport, le partage et l’inclusion. »

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Running – Lyon Urban Trail 2025 : La Piste de la Sarra, une course dans la course

Par Lou-Marco

La Piste de la Sarra, autrefois connue comme une piste de ski, s’est transformée en véritable emblème du Lyon Urban Trail. Un point de passage incontournable pour chaque coureur, qui peut tenter le défi de devenir roi ou reine de la Sarra.

La terreur du LUT : la piste de la Sarra. Photo Maxime Jegat

Si la Piste de la Sarra est l’une des nombreuses épreuves que renferme le Lyon Urban Trail (LUT), elle est de loin la plus emblématique. Redoutée par tous, elle attend les coureurs dès la fin du troisième kilomètre pour les parcours 10 km, 15 km et 25 km, ou au début du seizième kilomètre pour le 37 km.

Avec ses 250 m de long pour 53 m de dénivelé, cette ancienne piste de ski fermée en 1991 occupe une grande place dans le cœur des coureurs lyonnais. Habituellement inaccessible au public, elle rouvre deux fois par an, à l’occasion des éditions du LUT de jour et de nuit.

Un défi chronométré pour être sacré roi ou reine

La Piste de la Sarra, c’est aussi le challenge Queen & King de la Sarra qui se tient lors de la course. Depuis 2023, chaque coureur est chronométré sur son ascension de la Sarra. Les plus rapides sont désignés reine et roi de la Sarra et reçoivent une récompense. Lors de l’édition 2024, Lydie Jung et Gaëtan Jardiné avaient remporté le défi en 01:48 et 01:32. Cette année, Léa Peyrard et Pol Robert ont été couronnés avec tous deux un temps de 01:37.

En dépit de la récompense promise (un ensemble running de la marque Salomon), nombreux sont ceux qui délaissent le défi pour se concentrer sur la course entière. C’est le cas de Maéva, qui est arrivée à bout de souffle en haut de la Sarra : « Même s’il y a bien d’autres montées dans le parcours, celle de la Sarra est particulière à cause de sa difficulté. Je l’avais commencé en courant, mais j’ai vite commencé à marcher ! Je voulais me préserver pour les 11 km restants. »

Maéva, motivée à monter la Piste de la Sarra en courant, a fini en marchant et à bout de souffle.  Photo Lou-Marco Crepelle

« On profite et on admire le paysage »

L’accès exceptionnel à la Piste de la Sarra offre une vue imprenable sur la colline de la Croix-Rousse. L’occasion, ici comme sur le reste du parcours, de redécouvrir la ville sous un autre angle. « J’ai vu certains hausser le rythme en arrivant au pied de la Sarra, souffle Maéva, entre deux respirations. Mais pour ceux comme moi qui courent pour le plaisir, on profite et on admire le paysage. La magie de cette course, ce sont aussi les points de vue qu’elle offre. » Que ce soit pour sa difficulté ou son cadre, cette ascension redoutable s’est imposée comme un incontournable du running lyonnais.

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Volleyball – Méconnaissable, l’Asul chute face à Villejuif

Par Lou-Marco Crepelle

Trop crispés, les Lyonnais n’ont pas été à leur niveau face à Villejuif, qui a dominé la rencontre et n’a pas laissé un seul set à son hôte. Les play-down débutent de la pire des façons.

Les joueurs de l’ASUL ont montré un jeu passif lors du match contre Villejuif.  Photo Lou-Marco Crepelle

ASUL 0 – 3 Villejuif

C’était le match idéal, face à l’équipe présumée la moins forte de l’autre groupe, pour se lancer dans les play-down. Mais cela a plutôt viré à la catastrophe pour l’Asul, battue 3-0 et qui entame de la pire des manières l’opération maintien dans cette poule où les trois premiers resteront en Elite, et les trois derniers seront relégués.

Incapables de conclure le premier set

Le tournant a été ce premier set que les Lyonnais n’ont jamais su conclure, alors qu’ils menaient 24-20, et qu’ils ont perdu 26-24. La remontée de Villejuif a coupé le souffle aux Lyonnais et à leurs supporters, venus en nombre au Petit Palais des Sports.

Sur le terrain, le coach Maxime Meunier n’a pas retrouvé les volleyeurs combatifs qu’il avait vus à l’entraînement : « Je suis assez attristé de ne pas avoir vu des joueurs qui se battent, qui ont le sourire. Dès l’entame, ils étaient trop crispés et manquaient de confiance. »

Le coup de massue de ce premier set a suivi les locaux jusqu’au coup de sifflet final. Avec l’ascendant mental, Villejuif a aisément remporté le deuxième set 25 à 19. Les joueurs de Maxime Meunier, « spectateurs de leur propre match », se sont inclinés 17 à 25 dans le dernier set, confirmant la large victoire de Villejuif.

Un début de play-down raté pour l’ASUL, avant son déplacement périlleux le 12 avril à Amiens, leader de la poule. « Le maintien passera pas notre capacité à se faire confiance autant individuellement que collectivement, estime Maxime Meunier. On a le droit de perdre, mais aujourd’hui nous n’étions pas à notre niveau. »

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Basket N1M – Lyonso, dominant, s’impose facilement face à Tours

Par Lou-Marco Crepelle

Au terme d’une rencontre maitrisée de bout en bout, les Lyonnais ouvrent leur compteur de victoire pour cette deuxième phase.

Avec ce succès face à Tours, LyonSO signe sa quatrième victoire depuis le début de la saison. Photo Lou-Marco Crepelle.

Lyonso 72 – 58 Tours

Les Rhodaniens ont été menés au score moins d’une minute sur l’ensemble du match. Après une entame serrée (11-9) où ils ont bénéficié du manque de justesse des Tourangeaux, les locaux ont su conserver leur dynamique pour finir le premier quart-temps avec un matelas de six points (20-14). Les hommes de Philippe Hervé montraient un visage similaire dans le deuxième, achevé sur le même score que le premier (40-28 à la mi-temps).

Après la pause, les deux équipes haussaient leur niveau et leur rythme. Le score évoluait moins mais l’intensité et la tension grimpait (50-36, 30e). En avance de 14 unités, LyonSO continuait de mettre de l’agressivité dans son jeu, pour empêcher Tours d’inverser la tendance. Les Lyonnais, toujours portés par Comblon, parvenaient à conserver leur avance pour s’imposer (72-58).

Comblon en détonateur

« On a eu le match à notre main sur la globalité des quarante minutes, sans vraiment avoir le sentiment que Tours pouvait nous poser des problèmes, confie Philippe Hervé à l’issue du match. Notre défense fait de moins en moins d’erreurs face à cette équipe qui a la meilleure attaque du championnat et que l’on laisse à moins de soixante points. » Une victoire obtenue grâce à un bon collectif, mais aussi grâce à la belle performance de Kevin Comblon, qui a inscrit seize points : «Kevin a eu des pépins en octobre et en janvier, et malgré ces temps d’arrêts, il a une vraie progression, autant sur ses erreurs défensives et sur son jeu offensif. Il prend progressivement sa place dans le cinq majeur, il le mérite », poursuit le coach de LyonSO.

À Pierre-Bénite (La Canopée), LyonSO bat Tours 72 – 58 (20-14, 20-14, 10-8, 22-18) LyonSO : Comblon 16, Albert 13, Semelet 12, Loubaki 7, Nunn J 7, Zero 6, Atamna 5, Manet 4, Omari 2

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Running – Au 10 km de Bron, un parcours exigeant qui sourit à Dambron et Venitucci

Par Lou-Marco Crepelle

Aux abords du stade Pierre Duboeuf, une foule d’un petit millier de personnes s’est rassemblée à l’occasion du 10km de Bron. Parmi eux, 545 coureurs sont venus affronter, pour le temps ou pour le plaisir, ce parcours complexe mais accessible.

450 personnes ont participé au 10 km de Bron cette année. Photo par Lou-Marco Crepelle.

9h30, le coup de feu est tiré. Une marée humaine fond sur la première ligne droite à grande vitesse.

Sur une distance de 10km, les sportifs donnent leur maximum du début à la fin. Avec ses trois boucles (1.6km ;4km ;4.4km) parsemées de faux plats et de virages à 90°, le tracé est ouvert à tous, en individuel ou en équipe. Au terme de 31 minutes 46 secondes de course effrénée, Quentin Dambron l’emporte dans la catégorie masculine. Chez les femmes, la coureuse Vanessa Venitucci s’impose haut la main en 37’09, deux minutes devant la deuxième.

Deux athlètes olympiques et paralympiques en course

Outre les performances du jour, la course a aussi marqué le retour à l’Asul Bron de Rosario Murcia-Gangloff, athlète olympique et paralympique. Après plus de 30 ans sans course ici, la Brondillante avait à cœur d’honorer sa présence : « J’avais loupé l’édition précédente à cause de la préparation pour Paris 2024. Je n’ai pas la grande forme, mais c’était important pour moi de venir aujourd’hui. »

Alexandre Lloveras, médaillé de bronze à Paris l’été dernier, était également de la partie. Le natif de Lyon évolue en paracyclisme depuis 2018, et prépare cette année le marathon de Paris, prévu le 13 avril : « L’objectif était de maintenir l’allure marathon. Avec ses relances et ses virages, la course n’est pas évidente à guider, mais on a pris beaucoup de plaisir ! »

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Gymnastique – Djenna Laroui brille, mais Lyon devra jouer sa survie en Top 12

Par Lou-Marco Crepelle

Ce samedi 22 février, le gymnase Mado Bonnet (Lyon 8) accueillait le dernier match de poule du Top 12 pour le PSLM Lyon Montchat. Malgré la défaite face à Haguenau (18-30), les Lyonnaises, portées par le retour de Djenna Laroui, ont affiché un visage combatif avant le match de maintien du 15 mars à Combs-la-Ville.

Djenna Laroui, de retour de suspension, a brillé sur les quatre agrès face à Haguenau. Photo par Lou-Marco Crepelle.

PSL Montchat 18 – 30 Haguenau

Dans le gymnase Mado-Bonnet, ancienne salle de l’Asvel féminin aménagée pour l’occasion, 650 spectateurs se sont rassemblés pour assister au spectacle du Top 12. Une seule et même voix s’élève à chaque passage des gymnastes, qui performent devant des tribunes pleines. La star du jour était Djenna Laroui, de retour en compétition après une suspension de six mois. Elle n’a pas manqué de remercier le public venu la soutenir avec quelques mots, mais surtout avec deux victoires en duel, aux barres et au sol. Pour Olivier Esquer, entraîneur du PSLM, Djenna est un atout indispensable à l’équipe. « C‘est une gymnaste au grand cœur, qui aime son club, qui a toujours le sourire. Avec seulement deux mois d’entraînement, elle prouve qu’elle est de retour et qu’elle s’inscrit dans le cycle olympique jusqu’à au moins 2028. »

Haguenau l’emporte dans la douleur

Si le PLSM pouvait compter sur Djenna Laroui, Haguenau, de son côté, s’appuyait sur une de ses anciennes coéquipières de l’équipe de France. Morgane Osyssek, gymnaste multimédaillée aux championnats de France Élite, d’Europe et du monde, a brillé en s’imposant sur les quatre agrès. « Ce n’est pas une Olympienne pour rien, c’est une artiste dans son sport » a salué Olivier Esquer. Malgré sa victoire, Haguenau a fait face à deux blessures, celle de Lana Pondart, qui a eu du mal à se remettre d’une chute aux barres, puis celle de Mathilde Bithorel, sortie sur civière après une mauvaise réception lors de son passage au sol.

Montchat jouera le maintien à Combs-la-Ville

Après deux défaites en matchs de poule contre Hénin (34-10) et Haguenau (18-30), Lyon Montchat pointe à la dernière place du classement, et se rendra à Combs-la-Ville le 15 mars pour disputer le match de maintien. Une rencontre que le coach lyonnais aborde à la fois avec confiance et prudence. « Avec le retour probable de Rosane Dubard-Derby, nous aurons deux atouts avec Djenna. Rien n’est acquis, la victoire se construit en équipe, mais cela devrait être un peu plus simple. »

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Silver Euroleague : Entre ferveur et défi, le volley assis en quête de reconnaissance

Par Lou-Marco Crepelle

Ce week-end, le Petit Palais des Sports de Gerland accueille la Silver Euroleague de volley assis. L’Asul Lyon, qui organise le tournoi, s’est frottée à cinq équipes internationales, dans une atmosphère aussi électrique que bienveillante.

L’équipe de l’ASU Lyon a gardé le sourire malgré ses quatre défaites.  Photo Lou-Marco Crepelle.

Entre les murs du Petit Palais des Sports, l’ambiance est au rendez-vous, avec des tribunes quasi-pleines à chaque rencontre de l’équipe locale. Très concentrés dans leurs matchs, les joueurs de l’Asul n’hésitent pas à haranguer la foule, qui leur répond avec des chants sur fond de grosse caisse. Un accueil chaleureux, c’est également le ressenti de Kevin Tann, joueur anglais pour l’équipe des Sitting Ducks. « Il y a très peu de supporters au Royaume-Uni, la discipline n’y est pas aussi populaire. Ici, il y a carrément plus d’ambiance ! (rires) »

Malgré des avancées, le volley assis cherche sa place

Si le Petit Palais des Sports jouit d’une bonne ambiance, il bénéficie également de bonnes installations. Vincent Marié, l’un des joueurs asulistes, relève les efforts de la fédération pour fournir du matériel à la hauteur de l’événement. « Recevoir la Silver Euroleague, c’est une grande fierté. Cette année, on a deux beaux terrains, on a repris le matériel de Paris 2024, et on a plusieurs caméras. Quand on voit que la fédération nous soutient autant, ça donne envie de s’investir ». Des infrastructures « bien plus développées qu’au Royaume-Uni » selon Kevin Tann, qui salue l’accueil et l’organisation de la fédération française.

Si les installations sont à la hauteur, le spectacle l’est tout aussi. Avec les mêmes règles que le volley classique, le volley assis n’en est pas moins impressionnant. Avec un filet à 1,15 m et un terrain plus petit (10 x 6 m), le volley assis impose aux joueurs, qu’ils soient handicapés ou valides, de toujours garder un contact avec le sol et de se déplacer en glissant, rendant le jeu particulièrement rapide. Malgré un coup de projecteur après les Jeux Paralympiques de Paris 2024, la discipline reste assez peu médiatisée.

« Ce qu’il nous manque, c’est de la communication. Sur le tournoi de ce weekend, il y en a eu mais à très petite échelle, il faudrait que ça se développe encore plus sur les réseaux sociaux et dans les médias. Dès qu’on va en parler, ça va attirer plus de public, de financements et de sponsors » explique Vincent Marié. « On prend quand même beaucoup de plaisir ! Et on espère pouvoir le redonner à nos supporters ! »

Au-delà des compétitions internationales comme celle-ci, les Asulistes, battus quatre fois 3 sets à 0 ce samedi, jouent aussi en championnat national. Le 9 mars prochain, ils affronteront l’équipe des Pays Voironnais au Petit Palais des Sports.

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Football – Coupe Gambardella : Saint-Priest a frôlé l’exploit face à Nice

Par Lou-Marco Crepelle

Après avoir mené 3-1 à dix minutes de la fin, Saint-Priest a été rejoint et battu aux tir au but.

L’équipe U18 de Saint-Priest a été valeureuse. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Saint-Priest 3 – 3 Nice (1 – 4)

Quand Nice a inscrit le tir au but victorieux, les joueurs de Saint-Priest se sont écroulés sur le terrain, la tête entre les mains. Les San-Priots sont passés tout près d’un exploit historique qui aurait pu les propulser pour la première fois en 8e de finale de la Coupe Gambardella.

Dans un stade Jacques Joly où des centaines de supporters sont venues les encourager, les San-Priots, équipe de Régionale 1, ont fait plus que jeu égal avec Nice qui évolue en championnat national. « On a été dominant en première mi-temps sur pratiquement tous les domaines tactiques, il y a beaucoup de positif à tirer de ce match. On aurait aimé aller plus loin évidemment, mais on tombe les armes à la main avec cette défaite aux tirs au but. Ce sont des bons gamins qui travaillent au quotidien et qui font ça avec le cœur. Je suis fier d’eux, ils ont montré qu’ils avaient le niveau pour jouer en U19 national » retient l’entraineur Joseph Gérard.

Plusieurs centaines de spectateurs étaient présents au stade Jacques Joly pour encourager les San-Priots. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Le gardien niçois stoppe deux penalties

Malgré le froid glacial, la température est vite montée sur le terrain où Saint-Priest ouvre le score au quart d’heure de jeu sur penalty. Les locaux ont la possession mais Nice égalise juste avant la pause. Malgré une domination niçoise en seconde période, les sangs et or inscrivent deux buts en cinq minutes (71e, 76e), dont une superbe frappe de Saada en pleine lucarne. L’euphorie va hélas rapidement retomber lorsque Nice marque à deux reprises pendant les dix dernières minutes. Le premier penalty arrêté par le gardien niçois va faire l’effet d’une nouvelle douche froide, tandis que son deuxième arrêt, sur le troisième tir des locaux, vient définitivement anéantir les espoirs de Saint-Priest. « On est tombé contre un adversaire de qualité, une équipe valeureuse », a rendu hommage Julien Sablé, le coach niçois.

A Saint-Priest, Nice bat Saint-Priest 4-1 aux tirs au but (1-1, 3-3). Buts pour Saint-Priest : Saada (17e, 76e), Djelloul Bencherif (71e). Buts pour Nice : Bouard (44e), Morana (78e) Mason Telusson (88e).

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Friperie Minimaxxx : « Notre objectif, c’est aussi de préserver les achats coups de cœurs »

Par Lou-Marco Crepelle

Du 10 au 15 décembre, la friperie Minimaxxx prend place au Boomrang (Lyon 3ème). Un stock géant avec des vêtements maximum 10€ pièce, une consommation plus responsable mais toujours pour se faire plaisir. Avec Camille et Manon, retour sur les enjeux d’un tel évènement.

La Friperie Minimaxxx propose des articles de tout type et de tout style : manteaux, chaussures, cravates… Photo par Lou-Marco Crepelle

Des vêtements dans tous les sens, presque sur les murs et à même le sol. On a presque du mal à se frayer un chemin dans ce dédale d’habits. Voici ce qu’on ressent lorsque l’on entre au Boomrang (Lyon 3ème). S’il est aussi connu pour ses soirées concerts et expositions photos, le Boomrang accueille cette fois Minimaxxx, une entreprise qui organise des friperies à Lyon et à Paris. Des évènements en faveur d’une consommation plus responsable, mais toujours une consommation du plaisir. Camille et Manon, responsables de la friperie, nous explique les objectifs de l’entreprise.

Minimaxxx, la volonté de se détacher du circuit classique

« Il y a une vraie prise de conscience dans le fait que les entreprises de fast fashion type Zara, H&M et autres produisent de la mauvaise qualité en grande quantité. Alors la seule réponse possible pour préserver le pouvoir d’achat des clients, c’est de proposer des vêtements de seconde main à petits prix. » Le marché de la seconde main et du upcycling est en plein essor ces-dernières années. L’une des raisons pour Camille et Manon, c’est bien-sûr la hausse des prix. Bien s’habiller devient plus cher, alors les consommateurs se tournent vers des produits déjà portés, comme ceux que vendent les friperies Minimaxxx.

Camille est responsable de la friperie durant toute la semaine, mais intervient aussi sur d’autres évènements de Minimaxxx tout au long de l’année.
Photo par Lou-Marco Crepelle

Acheter en préservant le côté coup de cœur

Une des conséquences de la hausse des prix, c’est aussi la diminution des impulsifs. Les consommateurs font plus attention à ce qu’ils achètent, et peuvent parfois restreindre certaines envies pour des raisons financières. Et c’est là que Minimaxxx rentre en action. « Notre objectif, c’est aussi de préserver les achats coups de cœurs. C’est aussi pour ça qu’on ne propose que des choses à maximum 10€, c’est pour que tout le monde puisse venir, sans restriction financière ou presque, en se disant « si je tombe sur qqch qui me plait je suis sûr de pouvoir l’acheter ». » L’objectif pour Minimaxxx est aussi de remettre au goût du jour les « vraies friperies », avec des articles de seconde main qui n’ont plus la valeur de la marque ou de la mode qu’ils peuvent avoir en magasin. Grâce à cette démarche, Camille n’invite pas les clients à surconsommer sous prétexte que les prix sont faibles, mais simplement à acheter le vêtement pour ce qu’il reste, un simple vêtement.