Friperie Minimaxxx : « Notre objectif, c’est aussi de préserver les achats coups de cœurs »

Par Lou-Marco Crepelle

Du 10 au 15 décembre, la friperie Minimaxxx prend place au Boomrang (Lyon 3ème). Un stock géant avec des vêtements maximum 10€ pièce, une consommation plus responsable mais toujours pour se faire plaisir. Avec Camille et Manon, retour sur les enjeux d’un tel évènement.

La Friperie Minimaxxx propose des articles de tout type et de tout style : manteaux, chaussures, cravates… Photo par Lou-Marco Crepelle

Des vêtements dans tous les sens, presque sur les murs et à même le sol. On a presque du mal à se frayer un chemin dans ce dédale d’habits. Voici ce qu’on ressent lorsque l’on entre au Boomrang (Lyon 3ème). S’il est aussi connu pour ses soirées concerts et expositions photos, le Boomrang accueille cette fois Minimaxxx, une entreprise qui organise des friperies à Lyon et à Paris. Des évènements en faveur d’une consommation plus responsable, mais toujours une consommation du plaisir. Camille et Manon, responsables de la friperie, nous explique les objectifs de l’entreprise.

Minimaxxx, la volonté de se détacher du circuit classique

« Il y a une vraie prise de conscience dans le fait que les entreprises de fast fashion type Zara, H&M et autres produisent de la mauvaise qualité en grande quantité. Alors la seule réponse possible pour préserver le pouvoir d’achat des clients, c’est de proposer des vêtements de seconde main à petits prix. » Le marché de la seconde main et du upcycling est en plein essor ces-dernières années. L’une des raisons pour Camille et Manon, c’est bien-sûr la hausse des prix. Bien s’habiller devient plus cher, alors les consommateurs se tournent vers des produits déjà portés, comme ceux que vendent les friperies Minimaxxx.

Camille est responsable de la friperie durant toute la semaine, mais intervient aussi sur d’autres évènements de Minimaxxx tout au long de l’année.
Photo par Lou-Marco Crepelle

Acheter en préservant le côté coup de cœur

Une des conséquences de la hausse des prix, c’est aussi la diminution des impulsifs. Les consommateurs font plus attention à ce qu’ils achètent, et peuvent parfois restreindre certaines envies pour des raisons financières. Et c’est là que Minimaxxx rentre en action. « Notre objectif, c’est aussi de préserver les achats coups de cœurs. C’est aussi pour ça qu’on ne propose que des choses à maximum 10€, c’est pour que tout le monde puisse venir, sans restriction financière ou presque, en se disant « si je tombe sur qqch qui me plait je suis sûr de pouvoir l’acheter ». » L’objectif pour Minimaxxx est aussi de remettre au goût du jour les « vraies friperies », avec des articles de seconde main qui n’ont plus la valeur de la marque ou de la mode qu’ils peuvent avoir en magasin. Grâce à cette démarche, Camille n’invite pas les clients à surconsommer sous prétexte que les prix sont faibles, mais simplement à acheter le vêtement pour ce qu’il reste, un simple vêtement.




Basile Ferier : « Cosmuse, un évènement pour casser à la fois les frontières musicales et sociales »

Par Lou-Marco Crepelle

Si de nombreux projets émergent chaque année à Lyon, Cosmuse est certainement un des plus marquants de ce début d’année. L’ambition est claire : une soirée, marquée par la prestation de plusieurs artistes, organisée pour les étudiants, par des étudiants. Basile Ferier, étudiant en communication, est l’un des organisateurs de Cosmuse. Il a accepté de m’accorder un entretien, l’occasion pour lui de raconter la création et l’organisation d’une telle soirée, des coulisses jusqu’à la scène.

Basile Ferier, co-organisateur de Cosmuse. Photo par Lou-Marco Crepelle

Comment t’est venu l’idée de Cosmuse ?

L’idée part d’un projet qu’on devait mener au sein de l’EFAP, l’école de communication dans laquelle j’étudie. On devait proposer un évènement fictif ou réel autour du thème de notre choix. Avec plusieurs amis fans de musique, on a tout de suite pensé à organiser une soirée avec des concerts.

Comment vous vous y êtes pris pour organiser un tel évènement ?

Même si on avait le choix entre quelque chose de fictif ou de réel, la question ne s’est jamais vraiment posée : on voulait que cette soirée ait lieu. Pour les artistes, ce sont principalement des connaissances plus ou moins proches de notre entourage, mais pas seulement. Par exemple, j’ai rencontré par hasard le collectif de rappeurs Silverstraww. Ils essayaient d’organiser un concert sur une place à Saint-Étienne. Et malgré le mauvais matériel et le son pourris, ils dégageaient une vraie détermination et une envie de partager leur musique. Quand je leur ai proposé de venir, ils ont accepté directement, comme une évidence.

Que signifie le nom Cosmuse ?

C’est une des dernières choses du projet qu’on a trouvé. On a contacté La Marquise, qui est une péniche qui organise des concerts à Lyon. Ils ont accepté de nous prêter gratuitement la salle, mais ils avaient besoin du nom de l’évènement pour nous programmer. Et on s’est dit que ce qui était super dans cet évènement, c’est le fait qu’on vienne tous d’un endroit différent, avec de la musique différente, et qu’on arrive à proposer cette diversité. Il y avait donc un cosmopolitisme dans le groupe, et sachant qu’on fait de la musique, on a décidé d’allier les deux pour faire Cosmuse. Après tout, on a eu 6 groupes radicalement différents. Les Karlitaz font du rock, Selma Kara fait de la pop et du RnB, Silverstraww et Kez font du rap, Bazz fait de l’électro et Blindsound de la techno. On avait un line-up très éclectique, ça représentait bien l’ambiance de découverte et de diversité qu’on voulait donner.

Pourquoi c’était important pour toi que cet évènement soit gratuit et ouvert à tous ?

Au-delà de se faire plaisir, l’objectif était de proposer un évènement accessible à tous. Notre communauté est principalement composée d’étudiants, donc on ne voulait pas que l’argent soit un frein pour profiter de l’évènement. Pour nous, la musique, c’est clairement un moyen de réunir les gens, et ça doit rester en dehors de l’argent. Et pour le coup, on n’a pas payé les artistes, donc on avait aucune raison de faire payer l’entrée. Aussi, ça montre bien que les artistes n’étaient pas venus pour gagner de l’argent, mais pour partager un moment avec le public et avoir un peu de visibilité.

Est-ce qu’il y aura une suite au projet ?

Franchement, j’aimerais beaucoup ! On a passé un super moment et on a pu proposer un évènement qui casse à la fois les frontières des genres musicaux et celles des classes sociales. Peut-être que ça pourrait devenir un rendez-vous trimestriel, qui permet à la fois de mettre en lumière des artistes qui n’ont pas beaucoup de moyens et d’organiser une soirée où les gens se retrouvent.




« Le vinyle permet de découvrir la musique autrement » : le Tiki Vynil Store, la passion du disque comme moteur

Par Lou-Marco Crepelle

Dans le dédale de ruelles des pentes de la Croix-Rousse, le Tiki Vynil Store est, depuis presque 10 ans, une référence pour les amateurs de vinyles. Sarah nous fait découvrir les derrières d’un métier passionnant à destination des passionnés.

L’ambiance chaleureuse du magasin se ressent au premier coup d’œil. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Lorsque l’on pousse la porte du Tiki Vynil Store (Lyon 1er), le ton est déjà fixé. Des étagères en bois qui regorgent de vinyles colorés, des lumières tamisées qui nous font nous sentir comme à la maison. C’est l’ambiance qu’a voulu donner Ludo lorsqu’il a créé le magasin en 2014. Et même si c’est dorénavant Sarah, une ancienne cliente, qui a la charge de la boutique, l’atmosphère reste la même.

L’indépendance, un pari qui n’a pas de prix

« En tant que disquaire, on s’intéresse à tous les styles. C’est l’inverse de l’image qu’on se fait du vendeur de disque, puriste et antipathique. Il faut faire preuve d’une grande ouverture ». Sarah choisi avec soin les disques qu’elle propose aux clients, toujours dans l’optique de diffuser la culture musicale. L’avantage d’être disquaire indépendant, c’est qu’elle peut choisir de ne pas suivre une mode, ou justement de mettre en avant des artistes émergents qui n’auraient pas une telle opportunité avec les grosses chaines de magasins.

L’inconvénient de l’indépendance, c’est l’aspect financier. Les grands revendeurs fonctionnent en dépôt vente, à savoir qu’ils n’achètent le disque aux distributeurs que lorsqu’ils l’ont vendu en magasin. S’ils n’écoulent pas ce qu’il y a dans leurs rayons, cela n’a pas d’impact réel, puisque les étalages ne sont qu’une vitrine. Quand le Tiki Vynil Store choisi d’acheter un certain vinyle pour le mettre dans ses bacs, il est d’ores et déjà payé. S’il n’est pas vendu, le magasin se retrouve avec du stock sur les bras. Mais malgré cette problématique, Sarah affirme que « la liberté de proposer les disques que l’on souhaite n’a pas de prix ».

Le Tiki Vynil Store dispose de plus de 4000 références de disques, tous styles confondus. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Le regain de popularité des vinyles au service de la passion

Pour Sarah, le retour des vinyles sur le devant de la scène n’est pas juste une bonne chose pour ses finances. Dans une industrie où la musique est devenue un véritable objet de consommation, le vinyle permet de prendre à nouveau le temps d’écouter les œuvres des artistes. « Si l’artiste met ses morceaux dans cet ordre ou dans ce même album, c’est qu’il y a un sens à tout ça. Le vinyle permet d’écouter les albums d’une autre manière, l’œuvre dans son entièreté ». Et s’il semble compliqué de profiter d’un disque à l’heure où tout tient dans son téléphone, c’est justement tout l’intérêt du vinyle. Une oreille attentive plutôt que distraite, un objet physique plutôt qu’un simple swipe, et l’écoute prend une tout autre dimension.

La boutique ne propose que des vinyles neufs, mais on y retrouve aussi bien des musiques actuelles qu’anciennes. Photo par Lou-Marco Crepelle.



« Notre présence, c’est ce qui leur permet de vivre » : à Lyon, le marché de Noël fait son plein

Par Lou-Marco Crepelle

Le marché de Noël est un élément incontournable du folklore des fêtes de fin d’année. Malgré le contexte inflationniste et un temps peu clément, les habitués du marché de Lyon sont présents comme chaque année, Place Carnot.

Les artisans du stand Lamp’Art assurent leur quatrième venue à Lyon. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Dès la mi-novembre, Noël est dans toutes les têtes, autant pour les enfants que les adultes. Si la période des fêtes est marquée par de nombreuses traditions comme les cadeaux, les décorations ou la bûche, le marché de Noël en fait aussi partie. Installé chaque année Place Carnot, dans le deuxième arrondissement de Lyon, cet évènement bénéficie autant aux exposants qu’aux clients.

Un évènement important pour les commerçants

Cette ambiance de Noël est notamment véhiculée par les exposants présents par ces deux artisans de Gap pour qui c’est déjà la quatrième édition du marché de Noël à Lyon. Pour eux, le marché leur a permis de relancer leur activité. « Nous avions prévu d’arrêter l’activité en décembre dernier, mais au vu du succès des marchés de l’année dernière, nous avons repris ». Et cette année encore, les résultats vont au-delà de leurs espérances. Par exemple, leur article phare, des lampes artisanales qu’ils fabriquent eux-mêmes, se vendent mieux que l’année dernière, bien qu’ils n’aient pas baissés les prix. « Nous n’avons pas ressenti le contexte d’inflation durant cette édition. Les gens achètent toujours autant ».

Les ventes ont même augmenté pour leurs objets artisanaux en provenance des Philippines, leur marbre artisanal du Maroc et leurs figurines en provenance d’Allemagne. « Le marché de Noël représente une grande part de notre chiffre d’affaires, alors voir un tel engouement autour de nos produits bien que nous avions prévu de stopper la production, ça fait plaisir ».

Les habitués sont présents dès l’ouverture du marché de Noël de Lyon. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Le marché de Noël, un lieu d’échange dans l’ambiance de Noël

Si les exposants sont heureux de proposer leurs produits, les passants sont comme chaque année au rendez-vous. Quand j’ai demandé à plusieurs personnes pourquoi elles venaient ici, beaucoup m’ont répondu que c’était pour profiter de l’esprit de Noël. Un passant me confiait aussi pouvoir tisser un vrai lien avec les artisans. « Le marché de Noël, ce n’est pas comme acheter dans un magasin. On prend le temps, on discute avec les vendeurs, c’est ce contact qui est important ». C’est aussi une manière de se retrouver entre amis ou en famille, de partager un bon moment, comme le veut l’esprit de Noël. « Même s’il pleut en ce moment, on tient à soutenir les artisans. Notre présence, c’est ce qui leur permet de vivre ». Si vous n’avez pas encore de cadeaux à mettre sous le sapin pour vos proches, les portes du marché de Noël de Lyon restent ouvertes jusqu’au 24 décembre compris.




LDLC Arena: la renaissance de l’évènementiel lyonnais

Par Lou-Marco Crepelle

Ce jeudi 23 novembre 2023 marquait l’ouverture de la LDLC Arena, nouvelle salle polyvalente du projet OL Vallée. Retour sur les enjeux autour de la construction de cette nouvelle salle.

L’inauguration de la LDLC Arena en présence de Tony Parker. Photo par Lou-Marco Crepelle

Ce 23 novembre 2023, quelque 11 534 spectateurs ont assisté à l’inauguration de la LDLC Arena pour le match de basket opposant l’ASVEL au Bayern. Grâce à sa construction, la salle permet au club de basket local de rayonner à l’international. À la suite de l’accord trouvé entre Jean-Michel Aulas (ex-président du groupe OL) et Tony Parker (président de l’ASVEL), OL Groupe possède désormais 25% de l’ASVEL et offre à l’équipe un nouveau complexe d’entrainement et de matchs. Ainsi, l’ASVEL quitte les 5 556 places de l’Astroballe et rejoint les 12 523 places de la LDLC Arena (en configuration basket). Cela confirme leur présence en Euroligue, la ligue des meilleures équipes de basket européennes, qui avait entre autres comme critère d’entrée de pouvoir accueillir un nombre spécifique de spectateurs.

Une salle unique pour divers évènements

Cette arène donne aussi un nouvel éclat pour la ville de Lyon. En plus de l’ASVEL, OL Groupe a signé un accord avec Live Nation Entertainment, une entreprise américaine qui organise de nombreux évènements et concerts à travers le monde. Ainsi, les venues de Florence Foresti, Sting et Lomepal sont déjà programmés dans cette salle d’une capacité maximale de 16 000 places. Le partenariat avec LDLC, sponsor de l’ASVEL et sponsor titre de l’arène, montre aussi l’intention du groupe d’ouvrir l’Arena au monde de l’e-sport, les compétitions professionnelles de jeux-vidéos, qui gagnent en popularité depuis les cinq dernières années.

La construction de l’arène a débuté en janvier 2022 et s’est achevée en novembre 2023. Dans une démarche environnemental, la proportion de béton a été réduite de 25 % par rapport au plan initial et du béton à faible teneur en carbone a été utilisé. Quant à son exploitation, elle est gérée par John Textor, nouveau propriétaire d’OL Groupe avec son entreprise Eagle Football Holdings Ltd. qui possède 89.77% des parts du groupe.




Run In Lyon : franche réussite à la ligne d’arrivée

Par Lou-Marco Crepelle

L’édition 2023 du mythique Run In Lyon a été décalée de deux semaines par rapport à l’année précédente à cause de la Coupe du Monde de rugby. Néanmoins, ce dimanche 22 octobre 2023, les coureurs étaient bien au rendez-vous.

Quelle que soit la distance, les courses partent toutes en face du Palais de Justice de Lyon. Photo par Lou-Marco Crepelle

Avec le festival Lumière qui s’est tenu la semaine dernière, le Run In Lyon by Harmonie Mutuelle est un des grands évènements qui fait rayonner la ville de Lyon. Cette année encore, ce sont plus de 30 000 sportifs qui sont venus affronter le chrono dans un des quatre parcours présent : le 5km solidaire, le 10km, le semi-marathon et le marathon. La transpiration de l’effort, sous le soleil, a été la seule source d’humidité ; en effet, les courses se sont déroulées sous un temps idéal.

Une édition marquée par de nombreux formats

Le Run In Lyon by Harmonie Mutuelle a mis en place son village, sur la place Bellecour, comme à l’accoutumée. En plus de permettre de récupérer son dossard avant la course, le Village permettait de se familiariser avec les codes du running. Plusieurs stands étaient mis à disposition, comme celui de la marque partenaire Hoka, qui propose des accessoires et des chaussures de courses. Quelques coureurs émérites sont aussi revenus sur la préparation pour la course et ont prodigué des conseils aux futurs finisher.

Le Run In Lyon by Harmonie Mutuelle a d’ailleurs renouvelé son partenariat avec l’association Kabubu qui favorise l’inclusion sociale et professionnelle des personnes exilées. Pour chaque dossard du 5km solidaire, 2€ étaient reversés à l’association. Ainsi, ce sont environ 1300 personnes qui ont apporté leur soutien à l’association et qui ont fait pour beaucoup leurs premiers pas dans le running.

À propos des autres distances, 3 000 sportifs entrainés ont choisi le défi du mythique marathon. Ils ont pu admirer la ville de Lyon sous tous ses angles, du pont Paul Bocuse jusqu’à Confluence, en passant par le Parc de la Tête d’Or. Du côté du semi-marathon, environ 11 500 coureurs y ont participé. Mais l’épreuve reine est bien le 10km, plus accessible que les deux précédentes. 14 200 personnes ont opté pour ce format de compétition, qui continue de gagner en popularité au fil des années.

Une découverte intégrale de la ville

Les courses Run In, que ce soit à Lyon ou ailleurs (Paris, Reims…), ont toutes pour objectif de faire découvrir la ville à des coureurs qui viennent de toutes les régions. L’édition rhodanienne ne fait pas exception et permet, même pour les parcours les plus courts, de découvrir quelques coins phares de l’ancienne capitale des Gaules. Le départ se fait, comme chaque année, devant le palais de Justice du Vieux Lyon, où l’on peut aussi observer la Basilique de Fourvière. La suite nous emmène devant l’Hôtel de Ville et l’Opéra, pour finalement passer en face de l’Hôtel Dieu et terminer sur la Place Bellecour. Cette découverte de la ville se fait au rythme des encouragements mutuels entre coureurs et musiciens présents le long du parcours, qui font, eux aussi, leur propre marathon.