Running – Au 10 km de Bron, un parcours exigeant qui sourit à Dambron et Venitucci

Par Lou-Marco Crepelle

Aux abords du stade Pierre Duboeuf, une foule d’un petit millier de personnes s’est rassemblée à l’occasion du 10km de Bron. Parmi eux, 545 coureurs sont venus affronter, pour le temps ou pour le plaisir, ce parcours complexe mais accessible.

450 personnes ont participé au 10 km de Bron cette année. Photo par Lou-Marco Crepelle.

9h30, le coup de feu est tiré. Une marée humaine fond sur la première ligne droite à grande vitesse.

Sur une distance de 10km, les sportifs donnent leur maximum du début à la fin. Avec ses trois boucles (1.6km ;4km ;4.4km) parsemées de faux plats et de virages à 90°, le tracé est ouvert à tous, en individuel ou en équipe. Au terme de 31 minutes 46 secondes de course effrénée, Quentin Dambron l’emporte dans la catégorie masculine. Chez les femmes, la coureuse Vanessa Venitucci s’impose haut la main en 37’09, deux minutes devant la deuxième.

Deux athlètes olympiques et paralympiques en course

Outre les performances du jour, la course a aussi marqué le retour à l’Asul Bron de Rosario Murcia-Gangloff, athlète olympique et paralympique. Après plus de 30 ans sans course ici, la Brondillante avait à cœur d’honorer sa présence : « J’avais loupé l’édition précédente à cause de la préparation pour Paris 2024. Je n’ai pas la grande forme, mais c’était important pour moi de venir aujourd’hui. »

Alexandre Lloveras, médaillé de bronze à Paris l’été dernier, était également de la partie. Le natif de Lyon évolue en paracyclisme depuis 2018, et prépare cette année le marathon de Paris, prévu le 13 avril : « L’objectif était de maintenir l’allure marathon. Avec ses relances et ses virages, la course n’est pas évidente à guider, mais on a pris beaucoup de plaisir ! »

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Gymnastique – Djenna Laroui brille, mais Lyon devra jouer sa survie en Top 12

Par Lou-Marco Crepelle

Ce samedi 22 février, le gymnase Mado Bonnet (Lyon 8) accueillait le dernier match de poule du Top 12 pour le PSLM Lyon Montchat. Malgré la défaite face à Haguenau (18-30), les Lyonnaises, portées par le retour de Djenna Laroui, ont affiché un visage combatif avant le match de maintien du 15 mars à Combs-la-Ville.

Djenna Laroui, de retour de suspension, a brillé sur les quatre agrès face à Haguenau. Photo par Lou-Marco Crepelle.

PSL Montchat 18 – 30 Haguenau

Dans le gymnase Mado-Bonnet, ancienne salle de l’Asvel féminin aménagée pour l’occasion, 650 spectateurs se sont rassemblés pour assister au spectacle du Top 12. Une seule et même voix s’élève à chaque passage des gymnastes, qui performent devant des tribunes pleines. La star du jour était Djenna Laroui, de retour en compétition après une suspension de six mois. Elle n’a pas manqué de remercier le public venu la soutenir avec quelques mots, mais surtout avec deux victoires en duel, aux barres et au sol. Pour Olivier Esquer, entraîneur du PSLM, Djenna est un atout indispensable à l’équipe. « C‘est une gymnaste au grand cœur, qui aime son club, qui a toujours le sourire. Avec seulement deux mois d’entraînement, elle prouve qu’elle est de retour et qu’elle s’inscrit dans le cycle olympique jusqu’à au moins 2028. »

Haguenau l’emporte dans la douleur

Si le PLSM pouvait compter sur Djenna Laroui, Haguenau, de son côté, s’appuyait sur une de ses anciennes coéquipières de l’équipe de France. Morgane Osyssek, gymnaste multimédaillée aux championnats de France Élite, d’Europe et du monde, a brillé en s’imposant sur les quatre agrès. « Ce n’est pas une Olympienne pour rien, c’est une artiste dans son sport » a salué Olivier Esquer. Malgré sa victoire, Haguenau a fait face à deux blessures, celle de Lana Pondart, qui a eu du mal à se remettre d’une chute aux barres, puis celle de Mathilde Bithorel, sortie sur civière après une mauvaise réception lors de son passage au sol.

Montchat jouera le maintien à Combs-la-Ville

Après deux défaites en matchs de poule contre Hénin (34-10) et Haguenau (18-30), Lyon Montchat pointe à la dernière place du classement, et se rendra à Combs-la-Ville le 15 mars pour disputer le match de maintien. Une rencontre que le coach lyonnais aborde à la fois avec confiance et prudence. « Avec le retour probable de Rosane Dubard-Derby, nous aurons deux atouts avec Djenna. Rien n’est acquis, la victoire se construit en équipe, mais cela devrait être un peu plus simple. »

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Football – De la frustration à l’extase, le FC Villefranche renverse Aubagne sur le fil

Par Lou-Marco Crepelle

Menés jusqu’à la 88e minute alors qu’Aubagne jouait à 9 contre 11, les Caladois ont renversé le match en inscrivant deux buts dans les derniers instants.

Le capitaine Clément Couturier a offert à la 93e minute un succès précieux au FCVB en Provence. Photo d’archives Laurent Barou.

Aubagne 1 – 2 FC Villefranche

Le banc caladois aura retenu son souffle jusqu’au bout. Son attaque a assiégé une équipe aubagnaise réduite à neuf pendant vingt minutes, sans succès. Kissling, fraîchement entré, débloque enfin la situation avant que Couturier ne parachève le renversement d’une tête victorieuse. Villefranche enchaîne ainsi un deuxième succès de suite, une première cette saison.

Deux expulsions en treize minutes

Mené en première période, Villefranche devait réagir au retour des vestiaires. L’élément déclencheur : un premier jaune pour Tafni (54e) après une faute sur Mroivili. Six minutes plus tard, un tacle mal maîtrisé sur le même joueur lui vaut l’exclusion.

On pense alors qu’Aubagne peut tenir son avantage, même en infériorité. Eddy Cardillo, entraîneur intérimaire après l’éviction de Maxence Flachez en début de semaine, fait rentrer Khetir, pour dynamiser son équipe. Mais son engagement excessif lui vaut un premier avertissement pour une semelle sur Gomes (65e), puis un second sur Abou Ba (67e), laissant son équipe à neuf.

Dès lors, le FCVB a toutes les cartes pour égaliser. Pourtant, pendant vingt longues minutes, Villefranche bute encore et encore, malgré une avalanche d’occasions. Souvent, l’attaque caladoise manque de réussite et d’application à la finition face à une défense aubagnaise au souffle court. Il faut attendre la 88e minute et un centre parfait de Negouai pour que Kissling, d’une reprise en une touche, trouve enfin la faille face à Gil, impérial jusque-là. Mais Villefranche en veut plus. Dans le temps additionnel, Diakité sert Couturier, qui place une tête imparable et scelle une victoire in extremis.

A Aubagne, Villefranche bat Aubagne 1-2 (1-0). Buts pour Villefranche : Kissling (88e) et Couturier (90+3). But pour Aubagne : Benhattab (38e). Cartons jaunes pour Villefranche : Gomes (37e), Rocchia (85e), Couturier (90+1). Cartons jaunes pour Aubagne : Mouton (25e), Tafni (54e, 60e), Khetir (65e, 67e).

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – Villefranche veut confirmer l’embellie à Aubagne

Par Lou-Marco Crepelle

Épatants vainqueurs du leader Nancy (2-0) la semaine dernière, les Caladois se déplacent avec des intentions à Aubagne, un adversaire qui les avait battus au match aller.

Le latéral caladois Maxime Bastian, ici au duel face à QRM.  Photo Laurent Barou.

Ce vendredi, Villefranche se déplace à Aubagne pour la 21ᵉ journée de National 1. Alors que la saison est entrée dans sa deuxième partie, l’issue du championnat reste incertaine. Le FCVB (14e) est encore en équilibre précaire avec quatre unités d’avance sur la zone rouge.

Les Caladois aborderont cette rencontre avec l’ambition de confirmer leur bonne dynamique après leur victoire 2-0 contre le leader Nancy la semaine dernière. Un succès précieux, mais que l’entraîneur Laurent Combarel refuse de considérer comme un tournant : « Cela ramène un peu de confiance, d’équilibre, de calme. Les joueurs sont contents mais ne sont pas dupes, ils savent que ce n’est qu’un match. Si on enchaîne les victoires, on pourra parler d’effet positif, mais pas pour le moment. »

Avec huit recrues arrivées lors du dernier mercato, le FCVB s’est offert autant de nouvelles options tactiques. Des renforts déjà « bien intégrés et concernés », selon Combarel. Malgré ces atouts, l’entraîneur devra composer avec un effectif réduit, plusieurs joueurs étant touchés par des blessures et maladies.

En face, Aubagne (7ᵉ), qui vient de se séparer de son entraîneur l’ancien lyonnais Maxence Flachez, espère rééditer sa performance du match aller à Chouffet (0-1), sa seule victoire à l’extérieur cette saison. À domicile, en revanche, les Provençaux sont solides, n’ayant concédé que deux défaites. Un défi de taille attend donc Villefranche, qui devra faire preuve de caractère pour s’imposer.

Article rédigé pour LE PROGRÈS

Ex de l’OL, Maxence Flachez remercié par Aubagne avant le match contre Villefranche

Malgré un excellent début de saison et des ambitions affichées de montée en Ligue 2, l’entraineur d’Aubagne Maxence Flachez (52 ans), ex défenseur de l’OL, a été remercié ce mardi, à trois jours de la réception de Villefranche en National.

Le président du club, Lionel Jeanningros, a justifié cette décision par « une cassure avec le groupe », dans une déclaration à La Provence.

Maxence Flachez, a perdu son poste d’entraîneur d’Aubagne.  Photo Catherine Aulaz.

Surpris, l’entraîneur caladois, Laurent Combarel a réagi : « J’adresse un petit clin d’œil à Maxence Flachez, il a fait un très bon parcours pour un club promu. C’est une décision surprenante. » Combarel se veut prudent avant le déplacement de son équipe, suite à ce changement : « Dans ces cas-là, il y a toujours un électrochoc. Il faudra qu’on soit d’autant plus préparés. On a vraiment à cœur de rattraper les points perdus à domicile contre cette équipe en début de saison (0-1). »

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Silver Euroleague : Entre ferveur et défi, le volley assis en quête de reconnaissance

Par Lou-Marco Crepelle

Ce week-end, le Petit Palais des Sports de Gerland accueille la Silver Euroleague de volley assis. L’Asul Lyon, qui organise le tournoi, s’est frottée à cinq équipes internationales, dans une atmosphère aussi électrique que bienveillante.

L’équipe de l’ASU Lyon a gardé le sourire malgré ses quatre défaites.  Photo Lou-Marco Crepelle.

Entre les murs du Petit Palais des Sports, l’ambiance est au rendez-vous, avec des tribunes quasi-pleines à chaque rencontre de l’équipe locale. Très concentrés dans leurs matchs, les joueurs de l’Asul n’hésitent pas à haranguer la foule, qui leur répond avec des chants sur fond de grosse caisse. Un accueil chaleureux, c’est également le ressenti de Kevin Tann, joueur anglais pour l’équipe des Sitting Ducks. « Il y a très peu de supporters au Royaume-Uni, la discipline n’y est pas aussi populaire. Ici, il y a carrément plus d’ambiance ! (rires) »

Malgré des avancées, le volley assis cherche sa place

Si le Petit Palais des Sports jouit d’une bonne ambiance, il bénéficie également de bonnes installations. Vincent Marié, l’un des joueurs asulistes, relève les efforts de la fédération pour fournir du matériel à la hauteur de l’événement. « Recevoir la Silver Euroleague, c’est une grande fierté. Cette année, on a deux beaux terrains, on a repris le matériel de Paris 2024, et on a plusieurs caméras. Quand on voit que la fédération nous soutient autant, ça donne envie de s’investir ». Des infrastructures « bien plus développées qu’au Royaume-Uni » selon Kevin Tann, qui salue l’accueil et l’organisation de la fédération française.

Si les installations sont à la hauteur, le spectacle l’est tout aussi. Avec les mêmes règles que le volley classique, le volley assis n’en est pas moins impressionnant. Avec un filet à 1,15 m et un terrain plus petit (10 x 6 m), le volley assis impose aux joueurs, qu’ils soient handicapés ou valides, de toujours garder un contact avec le sol et de se déplacer en glissant, rendant le jeu particulièrement rapide. Malgré un coup de projecteur après les Jeux Paralympiques de Paris 2024, la discipline reste assez peu médiatisée.

« Ce qu’il nous manque, c’est de la communication. Sur le tournoi de ce weekend, il y en a eu mais à très petite échelle, il faudrait que ça se développe encore plus sur les réseaux sociaux et dans les médias. Dès qu’on va en parler, ça va attirer plus de public, de financements et de sponsors » explique Vincent Marié. « On prend quand même beaucoup de plaisir ! Et on espère pouvoir le redonner à nos supporters ! »

Au-delà des compétitions internationales comme celle-ci, les Asulistes, battus quatre fois 3 sets à 0 ce samedi, jouent aussi en championnat national. Le 9 mars prochain, ils affronteront l’équipe des Pays Voironnais au Petit Palais des Sports.

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Football – Coupe Gambardella : Saint-Priest a frôlé l’exploit face à Nice

Par Lou-Marco Crepelle

Après avoir mené 3-1 à dix minutes de la fin, Saint-Priest a été rejoint et battu aux tir au but.

L’équipe U18 de Saint-Priest a été valeureuse. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Saint-Priest 3 – 3 Nice (1 – 4)

Quand Nice a inscrit le tir au but victorieux, les joueurs de Saint-Priest se sont écroulés sur le terrain, la tête entre les mains. Les San-Priots sont passés tout près d’un exploit historique qui aurait pu les propulser pour la première fois en 8e de finale de la Coupe Gambardella.

Dans un stade Jacques Joly où des centaines de supporters sont venues les encourager, les San-Priots, équipe de Régionale 1, ont fait plus que jeu égal avec Nice qui évolue en championnat national. « On a été dominant en première mi-temps sur pratiquement tous les domaines tactiques, il y a beaucoup de positif à tirer de ce match. On aurait aimé aller plus loin évidemment, mais on tombe les armes à la main avec cette défaite aux tirs au but. Ce sont des bons gamins qui travaillent au quotidien et qui font ça avec le cœur. Je suis fier d’eux, ils ont montré qu’ils avaient le niveau pour jouer en U19 national » retient l’entraineur Joseph Gérard.

Plusieurs centaines de spectateurs étaient présents au stade Jacques Joly pour encourager les San-Priots. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Le gardien niçois stoppe deux penalties

Malgré le froid glacial, la température est vite montée sur le terrain où Saint-Priest ouvre le score au quart d’heure de jeu sur penalty. Les locaux ont la possession mais Nice égalise juste avant la pause. Malgré une domination niçoise en seconde période, les sangs et or inscrivent deux buts en cinq minutes (71e, 76e), dont une superbe frappe de Saada en pleine lucarne. L’euphorie va hélas rapidement retomber lorsque Nice marque à deux reprises pendant les dix dernières minutes. Le premier penalty arrêté par le gardien niçois va faire l’effet d’une nouvelle douche froide, tandis que son deuxième arrêt, sur le troisième tir des locaux, vient définitivement anéantir les espoirs de Saint-Priest. « On est tombé contre un adversaire de qualité, une équipe valeureuse », a rendu hommage Julien Sablé, le coach niçois.

A Saint-Priest, Nice bat Saint-Priest 4-1 aux tirs au but (1-1, 3-3). Buts pour Saint-Priest : Saada (17e, 76e), Djelloul Bencherif (71e). Buts pour Nice : Bouard (44e), Morana (78e) Mason Telusson (88e).

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS