« J’ai choisi de voir le bon » : D’une commotion cérébrale à l’écriture d’un livre sur la nutrition, Arthur Pontet raconte son parcours

Par Lou-Marco Crepelle

Pendant un entraînement de football en octobre 2023, alors qu’il joue à Annecy, Arthur Pontet subit une commotion cérébrale. Éloigné des terrains, l’Amplepuisien de 23 ans s’est lancé un défi : publier un livre sur la nutrition. Avec plus de 120 recettes, « Les Plaisirs Healthy » fait le pari de concilier une alimentation saine et le plaisir de chaque repas. Il revient pour Le Progrès sur son accident et la naissance de ce projet.

Arthur Pontet et son livre « Les Plaisirs Healthy ». Photo par Lou-Marco Crepelle.

« Le cerveau, ce n’est pas comme un genou sur lequel on peut forcer »

Comment est survenue votre commotion ?

C’est arrivé en octobre 2023 pendant un entraînement avec l’équipe d’Annecy. Après un tacle, l’arrière de mon crâne a tapé le sol. J’étais sonné, mais le choc n’était pas si impressionnant, j’ai même continué l’entraînement. Une fois dans les vestiaires, j’étais toujours dans le flou, avec l’impression d’être lucide mais au ralenti, hors de mon corps. Le lendemain, j’étais complètement bloqué de la nuque, alors le club m’a arrêté pour quelques jours. S’en est suivi une longue période durant laquelle je reprenais l’entraînement, puis m’arrêtais à cause des migraines. Après des examens chez le neurologue et un début de traitement en janvier 2024, j’ai disputé quatre matches en championnat, mais la douleur persistait alors je n’ai pas voulu prendre de risque. Je passé des tests cognitifs, qui ont montré que mon cerveau avait perdu en traitement de l’information, en mémoire et en concentration, alors je n’ai pas repris le foot depuis.

Comment cette blessure vous impacte-t-elle au quotidien ?

J’ai des maux de tête quasi permanents du matin au soir, même sans effort apparent. Conduire était devenu impossible, se concentrer sur un écran me demande encore beaucoup. Chaque stimulation devient une contrainte supplémentaire. À force on s’habitue à la douleur, mais c’est loin d’être une solution pérenne.

Où en êtes-vous actuellement ? Vous avez trouvé des solutions ?

On sait que la commotion a enclenché tout ça, mais on ne sait pas pourquoi je ne récupère pas. Sur ce qui touche le cerveau, personne ne réagit de la même manière. Pour un choc similaire, certains récupèrent en deux semaines, et il y a quelques cas comme moi qui prennent plus de temps. Avec les soignants qui m’accompagnent, j’ai bon espoir de trouver une solution rapidement.

« Personne ne peut me donner la certitude que cela va s’arrêter »

Vous avez encore envie de rejouer au foot ?

Bien sûr, j’ai toujours envie de retrouver les terrains et de vivre mon rêve. Au début, malgré la commotion, je voulais continuer les entraînements et les matches. Le foot faisait partie de mon quotidien depuis plus de treize ans, alors en être privé m’a bien perturbé. Mais j’ai vite compris que le cerveau, ce n’est pas comme un genou ou un ischio sur lequel on peut forcer un peu. Ça impacte la santé globale, et je ne veux pas la sacrifier. Et même si je rejouais aujourd’hui, je ne serais qu’à 20%, ça n’aurait aucun intérêt.

Quelle a été votre première inquiétude ?

Je ne m’attendais pas à ce que ça dure aussi longtemps. Je n’avais jamais été sensibilisé sur ce genre de blessures, donc je ne m’en suis pas soucié au départ. Mais un mois de douleur pour un choc qui paraissant anodin ? J’ai commencé à me demander : quand est-ce que ça va s’arrêter ? Est-ce que je vais devoir vivre avec ça toute ma vie ? J’ai la conviction que non, que l’on va trouver une solution, mais il n’y a personne qui peut me donner la certitude que cela va s’arrêter.

« Plus sensibiliser les joueurs serait déjà un bon point, mais on ne peut pas empêcher les commotions »

Vous avez pu échanger avec d’autres sportifs victimes de blessures similaires ?

J’ai eu l’occasion d’en discuter avec Florent Duparchy qui était gardien de but et qui a dû arrêter à la suite de deux commotions. Il a mis un terme à sa carrière à 23 ans, j’ai le même âge, alors son histoire m’a touché. J’ai aussi pu en parler avec Maxime Gonalons qui a eu une commotion cérébrale à sa toute fin de carrière. Heureusement pour lui, il a récupéré plus vite que Florent ou moi, mais cela montre à quel point ce qui touche au cerveau devient du cas par cas.

Il manque de sensibilisation sur les commotions dans le foot ?

On commence petit à petit à en parler, mais il n’y a rien de concret au niveau des instances. Au rugby, il y a des protocoles à suivre en cas de commotions et beaucoup de préventions. Plus sensibiliser les joueurs serait déjà un bon point, surtout dans le foot, mais on ne peut pas empêcher les commotions en elles-mêmes. En revanche, on peut mettre en place des mesures concrètes pour agir directement après le choc et éviter d’éventuelles complications futures.

« Que ton alimentation soit ta première médecine »

Pourquoi avoir choisi le livre comme moyen d’expression ?

Lorsque je me suis arrêté, il me fallait trouver une échappatoire qui ne demande pas un gros effort physique, et la cuisine s’est imposée naturellement. Au fur et à mesure, j’ai commencé à écrire mes recettes et à les prendre en photo. Je me suis dis que j’allais en faire un livre numérique pour ma famille, mes amis, pour garder un bon souvenir de cette période. Finalement, je me suis mis en tête de le partager à un plus grand nombre, ça me donnait un challenge, une source de motivation. Ayant des connaissances dans l’imprimerie, je me suis dit qu’un livre concret était mieux qu’un e-book. On l’a dans les mains, on peut le feuilleter, l’offrir en cadeau. C’était important pour moi d’avoir un objet physique.

Parler de nutrition pendant cette pause dans le foot, c’était aussi un moyen de rester dans le sport ?

C’est un sujet qui va de pair avec le sport, alors en un sens oui. Je me suis toujours intéressé à la nutrition, pour être en bonne santé en tant qu’humain, mais aussi pour optimiser mes performances en tant que sportif. On a eu quelques interventions à propos de l’alimentation dans les clubs que j’ai côtoyé, mais c’était assez généraliste. Étant curieux, je me suis vite renseigné plus en détails de mon côté. D’ailleurs, je continue à me former pour avoir un certificat qui atteste de mes connaissances.

Ce livre était un moyen de sensibiliser les jeunes sportifs à l’importance de la nutrition ?

Il y a une phrase d’Hippocrate qui dit « que ton alimentation soit ta première médecine. » Alors qu’on soit un futur athlète, un sportif du dimanche ou une personne qui veut prendre soin de sa santé, la nutrition est un point clé. Et grâce à mon expérience, je sais que l’alimentation est primordiale pour tout sportif souhaitant performer, au même titre que l’entraînement.

« On peut manger sainement tout en se faisant plaisir »

Il fallait aussi déconstruire le cliché qu’on ne peut pas se faire plaisir en mangeant sainement ?

Exactement, c’était un objectif au même titre que transmettre mes connaissances. Il y a beaucoup de personne qui mangent sainement, mais qui sont frustrées car elles ne prennent pas de plaisir. Même en tant que sportif, j’ai toujours réussi à concilier une bonne hygiène de vie et une nutrition saine avec le plaisir de manger. C’est cet aspect que j’ai voulu partager.

Quel était le processus pour trouver les recettes du livre ?

J’avais déjà des recettes phares que je cuisinais régulièrement et que j’ai intégré dans le livre. Puis j’ai pris des recettes « classiques » que j’ai revisité, avec mes goûts personnels mais surtout avec une meilleure composition, des proportions différentes, des ingrédients plus sains…

Il y a plus de 120 recettes dans le livre, vous en avez une préférée ?

Tout dépend de l’envie ! (sourire) Une de mes préférées reste le Snickers revisité, c’est une barre chocolatée très appréciée pour son goût, mais la composition n’est pas flatteuse. Et ici, je transforme la recette pour que les gens mangent quelque chose d’aussi bon en bouche, mais avec des ingrédients plus sains. Cela illustre l’idée qu’on peut manger sainement tout en se faisant plaisir.

Que diriez-vous à une personne qui hésiterait à acheter votre livre ?

De nombreux régimes à la mode échouent car ils ne sont pas adaptés au mode de vie de ceux qui l’essaye. Ce livre promeut lui aussi une hygiène de vie saine, mais que l’on peut adapter à ses envies et tenir sur le long terme puisqu’il allie plaisir et équilibre.

« J’aurais pu choisir de ne relever que ce que je perds, mais j’ai préféré trouver du bon »

À 23 ans, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Avant tout, j’aimerais retrouver ma santé. Mais une fois cela de côté, je n’ai qu’une envie, c’est de retourner sur les terrains pour faire ce que j’aime le plus. Mais cette période de pause dans le foot m’a permis de développer d’autres aspects que j’ai envie de garder : l’entreprenariat, les investissements, être sur différents projets… Je travaille aussi avec un agent de joueurs, c’est un projet en lequel je crois beaucoup et qui me permet de garder un pied dans le foot. J’espère pouvoir remettre le deuxième pied sur les terrains le plus vite possible, mais en attendant, je sais que j’ai tous ces projets sur lesquels me concentrer.

Vous êtes resté en lien avec le club d’Annecy ?

Je pense que nous avions un projet intéressant, j’étais confiant pour la suite. Je n’étais pas trop présent au club ces derniers-mois, mais je suis toujours en contact avec le staff. Au début, je continuais de faire ma musculation là-bas et d’être au côté des autres joueurs, c’est important de se sentir dans l’équipe malgré tout.

« Être résilient, c’est un mot important pour moi »

Vous gardez un œil très positif et mature sur cette situation pleine d’incertitude…

Je tiens cette force de ma foi et du soutien de ma famille, ces deux éléments ont été déterminantes. J’aurais pu choisir de ne relever que le négatif, ce qu’on m’enlève, ce que je perds, mais j’ai préféré trouver du bon. Cette pause m’a permis d’explorer de nouveaux domaines que je n’aurais pas pu découvrir en restant pleinement investi dans le football. Peut-être que tout cela est arrivé pour une bonne raison, alors je m’adapte et je tire du positif de chaque moment.

Vous avez un message pour ceux qui liraient l’article ?

Il y a du positif dans chaque situation, cela dépend uniquement de comment on décide de les voir. Il ne faut pas avoir peur de s’adapter pour pouvoir aller de l’avant. Et être résilient, c’est un mot important pour moi.

Propos recueillis pour LE PROGRÈS




 Handisport – À Sainte-Foy-Lès-Lyon, le foot adapté remet le partage et l’inclusion au centre du jeu

Par Lou-Marco Crepelle

En 2021, le FC Sainte-Foy-Lès-Lyon noue un partenariat La Passerelle et crée une section de foot adapté. Quatre ans plus tard, la section accueille une quinzaine de joueurs en situation de handicap mental et psychique, qui disputent régulièrement des matches contre d’autres équipes de la région. Un jeu sans pression qui rappelle les valeurs premières du sport.

Fabien Mézard assure le rôle de président du FC Sainte-Foy-Lès-Lyon depuis 2023. Photo Lou-Marco Crepelle

« Un football de qualité pour tous. » C’est ainsi que Fabien Mézard, président du FC Sainte-Foy-Lès-Lyon depuis deux ans, définit l’identité du club. C’est dans cette même logique que le FCSF s’allie à La Passerelle en 2021, une association qui propose des activités physiques et sportives aux personnes en situation de handicap mental ou psychique.

« On apprend beaucoup de choses »

De ce partenariat naît la section de foot adapté, qui accueille aujourd’hui une quinzaine de joueurs. « Ma vision, et celle de Marc Chantre mon prédécesseur, est que Sainte-Foy met en avant l’aspect éducatif et social, en plus de l’aspect sportif, explique Fabien Mézard. En dehors du club, je suis moniteur éducateur dans une maison d’accueil spécialisée, alors j’ai une sensibilité particulière à cette collaboration. »

La section foot adapté accueille des joueurs de 15 ans et plus atteints d’une déficience mentale ou psychique. Fabien et Alexandre, tous deux atteints d’autisme, viennent au club chaque mercredi soir depuis trois ans : « On apprend beaucoup de choses, et on prend beaucoup de plaisir à partager ces moments avec les autres joueurs. » Comme pour le cécifoot, les règles classiques ne sont que légèrement adaptées : les joueurs évoluent en équipe de huit sur demi-terrains, au lieu de onze sur grands terrains, et la règle du hors-jeu est rarement appliquée. Les arbitres font également preuve de beaucoup de bienveillance et de pédagogie, notamment sur les fautes.

Une mission qui dépasse le cadre sportif

Pour être encadrés et entraînés, les joueurs peuvent compter sur l’expérience de Giani Ollon, enseignant en activité physique adaptée au sein de La Passerelle. « On a cette volonté de permettre aux joueurs de développer le moteur, le cognitif et leur autonomie. Mais on a aussi ce rôle de les sociabiliser et faire changer le regard du public sur le handicap. Nos missions dépassent rapidement le cadre du foot » explique Gianni, qui entraîne à Sainte-Foy depuis presque cinq ans.

Il peut compter sur l’aide de Thibault Vanhoutte, un ami d’enfance qui l’épaule dans l’encadrement du foot adapté depuis trois ans. « Au départ je suis vraiment venu par amitié. Et puis au fil des séances, on se prête au jeu, on s’attache aux joueurs. Ils sont très reconnaissants envers nous, alors on a carrément envie de leur rendre et de continuer à marcher à leurs côtés. »

Gianni Ollon, éducateur.
Photo Lou-Marco Crepelle
Thibault Vanhoutte, éducateur.
Photo Lou-Marco Crepelle
Fabien Gerstner, joueur.
Photo Lou-Marco Crepelle
Alexandre Babin, joueur.
Photo Lou-Marco Crepelle

Régulièrement, le district organise des plateaux pour permettre à ces équipes de s’affronter. À la différence des matches des valides, les rencontres avec les joueurs en situation de handicap génèrent moins de tensions et de frustration. « En foot adapté, la compétition passe au second plan, confirme Fabien Mézard. À la fin de la journée, tout le monde est juste heureux d’avoir participé ou organisé les matches ! Cela remet les objectifs premiers du foot au centre du jeu : le sport, le partage et l’inclusion. »

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS




Football – Villefranche laisse filer la victoire face à Versailles

Par Lou-Marco Crepelle

En dépit de l’ouverture du score dès l’entame de la seconde période, Villefranche n’est pas parvenu à conserver son avance. Avec une meilleure maitrise du ballon, Versailles a recollé au score et fait trembler les Caladois jusqu’à la dernière minute.

Abou Ba au duel lors du match aller, que Versailles a remporté 3-1.  Photo Laurent Barou

Versailles 1 – 1 FC Villefranche

L’issue du match demeurait toujours incertaine au terme d’une première mi-temps stérile. Dès la douzième minute, Versailles perd Romain Basque, blessé à la cheville. Si Versailles a longtemps conservé le ballon dans la moitié adverse, les Caladois se sont également montrés dangereux grâce à leurs transitions, redoutables par leur vitesse mais imprécises à la finition.

Dès le retour des vestiaires, le FCVB adopte un jeu direct pour surprendre la défense adverse. Octave Joly délivre un centre au point de penalty à Calodat, qui bute sur Altikulac. Le ballon finit dans les pieds d’Idrissa Ba, qui frappe en se retournant (46e). Les Caladois entament alors cette seconde période de la meilleure des manières. Mais après cette fulgurance, la formation versaillaise reprend le contrôle du jeu et finit par égaliser à la 78e. Après une passe en profondeur de Mbemba, prolongée par Baghdadi, Gaval s’infiltre entre deux défenseurs et inscrit son premier but en National. Clément Couturier, rentré à la 75e pour son retour en championnat, sort six minutes plus tard après un contact avec Traoré.

Les deux équipes se procurent de grosses occasions durant les six minutes de temps additionnel, à l’image de Joly qui manque le cadre en fin de course (92e). Sullivan Pean est décisif en cette fin de rencontre, comme avec son double arrêt réflex à la 96e. Malgré le pressing des locaux, la défense caladoise ne craque pas et maintient le nul. Après ce déplacement à Chambly, le FCVB enchaînera un nouveau déplacement le 4 avril pour son match face à Châteauroux, lanterne rouge de National.

À Chambly, Versailles et Villefranche font nul 1 – 1 (0 – 0). But pour Villefranche : Idrissa Ba (46e) But pour Versailles : Gaval (78e). Avertissements pour Villefranche : Negouai (80e), Kissling (90+2e), Joly (90+5e). Avertissements pour Versailles : Traoré (36e), Calvet (86e).

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – Villefranche s’impose à Rouen dans un match à deux visages

Par Lou-Marco Crepelle

Villefranche s’est fait peur en seconde période mais s’impose à Rouen dans un match à haute intensité. Avec quatre buteurs différents, la formation caladoise met fin à deux matches consécutifs sans inscrire de but et repart avec trois précieux points.

Clément Couturier (à gauche) et Adama Diakité. Photo Maxime Jegat.

Rouen 2 – 4 FC Villefranche

Malgré une première période tout en maitrise, les Caladois se sont fait bousculer dans le deuxième acte. Clément Couturier, de retour de suspension, a donné le ton dès la 20e seconde en cadrant depuis l’entrée de la surface. Après quelques actions infructueuses, les Caladois sont récompensés. Calodat ouvre le score, sur un centre de Bastian au second poteau (0 – 1, 14e). À peine le jeu repris, le FCVB continue sur sa lancée et enfonce un peu plus le clou, grâce à un centre de Negouai pour la reprise de Couturier (0 – 2, 16e). Habitué des scénarios fous, Villefranche continue de pousser et se met à l’abri en marquant juste avant la pause grâce à un coup franc de Diakité tiré de la gauche (0 – 3, 45+1e).

Rouen a fait trembler les Caladois

L’issue du match semble déjà certaine à la pause, mais Rouen ne s’avoue pas vaincu. Benkaïd, laissé seul au centre de la surface, réduit l’écart à deux buts avec le FCVB (1 – 3, 50e). Charles Abi, après un tir contré de Mion, reprend devant les cages de Pean, toujours à terre à la suite de son premier arrêt (2 – 3, 64e). Mais cinq minutes plus tard, sur une passe en retrait de Bastian, Mroivili ajuste Lucas Royes pour rassurer le club beaujolais et anéantir les espoirs rouennais (2 – 4, 69e).

Après deux matches sans but, le FCVB retrouve le chemin des filets et se remet en confiance avant l’affrontement contre Concarneau vendredi prochain.

À Rouen, Villefranche bat Rouen 4 – 2 (3 – 0). Buts pour Villefranche : Calodat (14e), Couturier (16e), Diakité (45+1e), Mroivili (69e). Buts pour Rouen : Benkaïd (50e), Abi (64e).

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – Villefranche craque dans les derniers instants face à Nîmes

Par Lou-Marco Crepelle

Il a fallu attendre la toute fin du temps réglementaire pour voir Nîmes arracher la victoire face à Villefranche. Brahima Doukansy a inscrit l’unique but d’un match longtemps fermé, stoppant la série d’invincibilité caladoise et offrant aux Crocos un succès précieux dans la course au maintien.

Raouf Mroivili, auteur d’un doublé contre Orléans, n’a pas autant brillé à Nîmes.  Photo d’archive Laurent Barou.

Nîmes 1 – 0 FC Villefranche

Ils avaient fait craquer leurs deux précédents adversaires dans les ultimes instants de la rencontre, mais cette fois, les Tigres caladois ont cédé en fin de partie. Depuis un quart d’heure, le jeu s’emballe, les vingt joueurs de champ courent d’un bout à l’autre du terrain.

Les occasions se multiplient sans qu’aucune équipe ne parvienne à faire la différence. Après une récupération au milieu de terrain. Abdeldjelil sert Brahima Doukansy dans la profondeur, qui frappe sur la gauche du cadre. Péan, impuissant, reste immobile sur sa ligne tandis que le ballon se loge dans son petit filet droit, anéantissant les espoirs d’une victoire caladoise.

Villefranche maintient la pression jusqu’au coup de sifflet final

Villefranche, habitué à ces scénarios fous, comme contre Orléans (2 – 0) et contre Aubagne (2 – 1), pousse pour tenter d’accrocher l’égalisation. À la 90+5e, le gardien nîmois se retrouve hors de ses buts après le dégagement d’une frappe d’Abou Ba. Kenny Mixtur, rentré vingt minutes plus tôt, décoche, à l’entrée de la surface, une frappe qui s’apprêtait à sceller le nul. Mais le défenseur Hamza Sbai, attentif, dégage le ballon sur sa ligne et sécurise la victoire nîmoise.

Avec cette victoire, Nîmes reprend deux points à Châteauroux, exempt de match ce week-end (championnat à 17 équipes oblige) et se libère ainsi de la dernière place. Ils mettent également fin à la série d’invincibilité de Villefranche, victorieux sur ses trois dernières rencontres. Le FCVB, éjecté du top 10, devra réagir lors de la réception de Valenciennes (5e) vendredi prochain pour relancer sa dynamique.

À Nîmes, au stade des Antonins, Nîmes bat Villefranche 1 – 0 (0 – 0). But pour Nîmes : Doukansy (89e)

Villefranche : Péan (cap) – Negouai, Rocchia, Gomes, Camelo – Ba, Joly, Mroivili – Calodat (Mixtur, 71e), Anani (Doucouré, 71e), Diakite. Coach : Laurent Combarel

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – De la frustration à l’extase, le FC Villefranche renverse Aubagne sur le fil

Par Lou-Marco Crepelle

Menés jusqu’à la 88e minute alors qu’Aubagne jouait à 9 contre 11, les Caladois ont renversé le match en inscrivant deux buts dans les derniers instants.

Le capitaine Clément Couturier a offert à la 93e minute un succès précieux au FCVB en Provence. Photo d’archives Laurent Barou.

Aubagne 1 – 2 FC Villefranche

Le banc caladois aura retenu son souffle jusqu’au bout. Son attaque a assiégé une équipe aubagnaise réduite à neuf pendant vingt minutes, sans succès. Kissling, fraîchement entré, débloque enfin la situation avant que Couturier ne parachève le renversement d’une tête victorieuse. Villefranche enchaîne ainsi un deuxième succès de suite, une première cette saison.

Deux expulsions en treize minutes

Mené en première période, Villefranche devait réagir au retour des vestiaires. L’élément déclencheur : un premier jaune pour Tafni (54e) après une faute sur Mroivili. Six minutes plus tard, un tacle mal maîtrisé sur le même joueur lui vaut l’exclusion.

On pense alors qu’Aubagne peut tenir son avantage, même en infériorité. Eddy Cardillo, entraîneur intérimaire après l’éviction de Maxence Flachez en début de semaine, fait rentrer Khetir, pour dynamiser son équipe. Mais son engagement excessif lui vaut un premier avertissement pour une semelle sur Gomes (65e), puis un second sur Abou Ba (67e), laissant son équipe à neuf.

Dès lors, le FCVB a toutes les cartes pour égaliser. Pourtant, pendant vingt longues minutes, Villefranche bute encore et encore, malgré une avalanche d’occasions. Souvent, l’attaque caladoise manque de réussite et d’application à la finition face à une défense aubagnaise au souffle court. Il faut attendre la 88e minute et un centre parfait de Negouai pour que Kissling, d’une reprise en une touche, trouve enfin la faille face à Gil, impérial jusque-là. Mais Villefranche en veut plus. Dans le temps additionnel, Diakité sert Couturier, qui place une tête imparable et scelle une victoire in extremis.

A Aubagne, Villefranche bat Aubagne 1-2 (1-0). Buts pour Villefranche : Kissling (88e) et Couturier (90+3). But pour Aubagne : Benhattab (38e). Cartons jaunes pour Villefranche : Gomes (37e), Rocchia (85e), Couturier (90+1). Cartons jaunes pour Aubagne : Mouton (25e), Tafni (54e, 60e), Khetir (65e, 67e).

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – Villefranche veut confirmer l’embellie à Aubagne

Par Lou-Marco Crepelle

Épatants vainqueurs du leader Nancy (2-0) la semaine dernière, les Caladois se déplacent avec des intentions à Aubagne, un adversaire qui les avait battus au match aller.

Le latéral caladois Maxime Bastian, ici au duel face à QRM.  Photo Laurent Barou.

Ce vendredi, Villefranche se déplace à Aubagne pour la 21ᵉ journée de National 1. Alors que la saison est entrée dans sa deuxième partie, l’issue du championnat reste incertaine. Le FCVB (14e) est encore en équilibre précaire avec quatre unités d’avance sur la zone rouge.

Les Caladois aborderont cette rencontre avec l’ambition de confirmer leur bonne dynamique après leur victoire 2-0 contre le leader Nancy la semaine dernière. Un succès précieux, mais que l’entraîneur Laurent Combarel refuse de considérer comme un tournant : « Cela ramène un peu de confiance, d’équilibre, de calme. Les joueurs sont contents mais ne sont pas dupes, ils savent que ce n’est qu’un match. Si on enchaîne les victoires, on pourra parler d’effet positif, mais pas pour le moment. »

Avec huit recrues arrivées lors du dernier mercato, le FCVB s’est offert autant de nouvelles options tactiques. Des renforts déjà « bien intégrés et concernés », selon Combarel. Malgré ces atouts, l’entraîneur devra composer avec un effectif réduit, plusieurs joueurs étant touchés par des blessures et maladies.

En face, Aubagne (7ᵉ), qui vient de se séparer de son entraîneur l’ancien lyonnais Maxence Flachez, espère rééditer sa performance du match aller à Chouffet (0-1), sa seule victoire à l’extérieur cette saison. À domicile, en revanche, les Provençaux sont solides, n’ayant concédé que deux défaites. Un défi de taille attend donc Villefranche, qui devra faire preuve de caractère pour s’imposer.

Article rédigé pour LE PROGRÈS

Ex de l’OL, Maxence Flachez remercié par Aubagne avant le match contre Villefranche

Malgré un excellent début de saison et des ambitions affichées de montée en Ligue 2, l’entraineur d’Aubagne Maxence Flachez (52 ans), ex défenseur de l’OL, a été remercié ce mardi, à trois jours de la réception de Villefranche en National.

Le président du club, Lionel Jeanningros, a justifié cette décision par « une cassure avec le groupe », dans une déclaration à La Provence.

Maxence Flachez, a perdu son poste d’entraîneur d’Aubagne.  Photo Catherine Aulaz.

Surpris, l’entraîneur caladois, Laurent Combarel a réagi : « J’adresse un petit clin d’œil à Maxence Flachez, il a fait un très bon parcours pour un club promu. C’est une décision surprenante. » Combarel se veut prudent avant le déplacement de son équipe, suite à ce changement : « Dans ces cas-là, il y a toujours un électrochoc. Il faudra qu’on soit d’autant plus préparés. On a vraiment à cœur de rattraper les points perdus à domicile contre cette équipe en début de saison (0-1). »

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – Coupe Gambardella : Saint-Priest a frôlé l’exploit face à Nice

Par Lou-Marco Crepelle

Après avoir mené 3-1 à dix minutes de la fin, Saint-Priest a été rejoint et battu aux tir au but.

L’équipe U18 de Saint-Priest a été valeureuse. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Saint-Priest 3 – 3 Nice (1 – 4)

Quand Nice a inscrit le tir au but victorieux, les joueurs de Saint-Priest se sont écroulés sur le terrain, la tête entre les mains. Les San-Priots sont passés tout près d’un exploit historique qui aurait pu les propulser pour la première fois en 8e de finale de la Coupe Gambardella.

Dans un stade Jacques Joly où des centaines de supporters sont venues les encourager, les San-Priots, équipe de Régionale 1, ont fait plus que jeu égal avec Nice qui évolue en championnat national. « On a été dominant en première mi-temps sur pratiquement tous les domaines tactiques, il y a beaucoup de positif à tirer de ce match. On aurait aimé aller plus loin évidemment, mais on tombe les armes à la main avec cette défaite aux tirs au but. Ce sont des bons gamins qui travaillent au quotidien et qui font ça avec le cœur. Je suis fier d’eux, ils ont montré qu’ils avaient le niveau pour jouer en U19 national » retient l’entraineur Joseph Gérard.

Plusieurs centaines de spectateurs étaient présents au stade Jacques Joly pour encourager les San-Priots. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Le gardien niçois stoppe deux penalties

Malgré le froid glacial, la température est vite montée sur le terrain où Saint-Priest ouvre le score au quart d’heure de jeu sur penalty. Les locaux ont la possession mais Nice égalise juste avant la pause. Malgré une domination niçoise en seconde période, les sangs et or inscrivent deux buts en cinq minutes (71e, 76e), dont une superbe frappe de Saada en pleine lucarne. L’euphorie va hélas rapidement retomber lorsque Nice marque à deux reprises pendant les dix dernières minutes. Le premier penalty arrêté par le gardien niçois va faire l’effet d’une nouvelle douche froide, tandis que son deuxième arrêt, sur le troisième tir des locaux, vient définitivement anéantir les espoirs de Saint-Priest. « On est tombé contre un adversaire de qualité, une équipe valeureuse », a rendu hommage Julien Sablé, le coach niçois.

A Saint-Priest, Nice bat Saint-Priest 4-1 aux tirs au but (1-1, 3-3). Buts pour Saint-Priest : Saada (17e, 76e), Djelloul Bencherif (71e). Buts pour Nice : Bouard (44e), Morana (78e) Mason Telusson (88e).

Reportage réalisé pour LE PROGRÈS