Des Français sur la glace des grands

Par Lou-Marco Crepelle & Albane Tanter

Qualifiés pour les séries éliminatoires de la coupe Stanley, les Canadiens de Montréal comptent dans leurs rangs une présence notable, celle du français Alexandre Texier. Alors que la popularité de la Ligue Nationale de Hockey et de sa culture demeure marginale en France, ces parcours singuliers témoignent à la fois des exploits isolés des athlètes et des progrès d’un système encore en développement.

Alexandre Texier. Photos MAXPPP/Thierry LARRET et FFHG.

« On le voit, il fait les choses, et c’est une excellente nouvelle » a déclaré Antoine Roussel à propos d’Alexandre Texier. En novembre 2025, les Blues de Saint-Louis venaient de résilier son contrat. Aucune équipe ne l’avait réclamé au ballottage et à 26 ans, Alexandre Texier semblait au bout du chemin. Deux mois plus tard, il signait une prolongation de deux ans avec les Canadiens de Montréal à 2,5 millions de dollars par saison. Un retournement de situation qui résume à lui seul le parcours des hockeyeurs français en Ligue Nationale de Hockey (LNH), un parcours fragile, exigeant, mais bien réel.

Une lignée construite sur des exceptions

Texier n’est pas un cas isolé dans l’histoire. Il est l’héritier d’une lignée de joueurs qui, depuis une vingtaine d’années, ont prouvé qu’un Français avait sa place dans la ligue la plus compétitive au monde. Cristobal Huet, gardien parisien devenu entraîneur des gardiens de l’équipe de France, a été le premier à marquer les esprits, notamment sous les couleurs des Canadiens de Montréal entre 2005 et 2008. Pierre-Édouard Bellemare, jamais repêché, a disputé 700 matchs en LNH, dont deux finales de Coupe Stanley. Quant à Antoine Roussel, il est le meilleur pointeur français de l’histoire de la ligue avec 197 points en 607 rencontres.

Pour Antoine Roussel, c’est précisément la réussite de Huet qui a agi comme déclencheur pour la génération suivante. « Quand Cristobal Huet commençait à jouer dans la NHL, ça a changé un peu plus ma perception. Je me disais que finalement, il y avait un chemin, une possibilité. Ce n’était pas le chemin le plus facile, mais il était réalisable et réaliste. » L’ancien attaquant des Stars de Dallas décrit comment cette prise de conscience collective a permis à toute une génération d’émerger : « Une fois que le premier chemin a été tracé, on a été capables d’arriver, d’avoir du succès, de se rendre jusqu’à cette ligue-là. Mais aucun d’entre nous n’a eu le même parcours. »

Aujourd’hui, c’est Texier qui incarne ce flambeau. Lors des Jeux Olympiques de Milan-Cortina 2026, Huet — qui l’a côtoyé dans le vestiaire de l’équipe de France — a raconté sur le site de la LNH ce dialogue entre les deux générations. « J’ai regardé à distance ses matchs avec les Canadiens. Par l’intermédiaire de Tex, j’ai repensé à mes belles années à Montréal. Je lui ai dit de s’épanouir avec les Canadiens. Je sens qu’il aura enfin la chance de montrer son grand talent au sein de la LNH. » Texier, de son côté, mesure le poids de sa position. « J’ai la chance de jouer dans la LNH et je dois agir comme un meneur », a-t-il confié à la même source. Une responsabilité qu’il assume, conscient d’être le seul représentant de la LNH au sein des 25 joueurs de l’équipe de France.

S’adapter : la condition universelle de l’athlète expatrié

Dans un pays dominé par le football et le rugby, le hockey français souffre d’une image de sport confidentiel. On pourrait croire que cette marginalité crée des obstacles spécifiques pour les joueurs tricolores une fois en Amérique du Nord. Une idée fortement nuancée par Antoine Roussel : « Il y a une culture qui est différente, propre à l’Europe, mais je n’ai pas eu plus de difficultés qu’un Finlandais ou qu’un Tchèque à m’adapter à la langue, l’environnement ou la culture. »

Pour lui, la vraie singularité française se résume à une question de communication : « Le fait d’être Français change juste le fait qu’il faut savoir parler et communiquer en Amérique du Nord, et donc en anglais. » Ce que Roussel pointe en revanche comme un vrai handicap, c’est le manque d’exposition au hockey dès le plus jeune âge. « L’exposition que le hockey a en France comparativement à la Suisse et à l’Allemagne, ce n’est même pas proche d’être pareil », reconnaît-il. Malgré tout, il refuse de s’en tenir à ce constat : « On tient notre épingle du jeu de brillante façon. »

Antoine Roussel. Photos MAXPPP/Thierry LARRET et FFHG

Un système à rebâtir de fond en comble

C’est sur ce dernier point que le bât blesse. Car si les joueurs français ont prouvé individuellement leur valeur, les conditions structurelles qui permettraient d’en produire davantage restent insuffisantes. Antoine François, Directeur Technique National de la Fédération Française de Hockey sur Glace, dresse un diagnostic lucide. Face à l’enthousiasme suscité par Texier et les Jeux Olympiques, le Directeur Technique National relativise : « C’est une bonne chose pour nous, mais il nous faut plus de joueurs. Alexandre Texier est un excellent ambassadeur du hockey sur glace français puisqu’il a été formé en France et qu’il est arrivé en LNH. Mais aujourd’hui, ça reste une exception qui ne doit pas rester qu’une exception. »

Antoine François identifie trois leviers à actionner simultanément : la formation des joueurs, la construction d’un réseau international pour les placer dans les meilleures ligues, et la modernisation des infrastructures. Une réalité peu connue, pourtant bien présente : le parc de patinoires français est vieillissant, et les municipalités rechignent à investir. Il explique que « ce n’est pas forcément évident de faire comprendre à des municipalités qu’avec le changement climatique, c’est une bonne idée d’avoir des patinoires. Parfois, c’est beaucoup plus facile de les transformer en terrain de foot ou de padel. »

Roussel, depuis le Canada où il réside désormais, rejoint ce diagnostic et insiste sur la nécessité d’une première ligue financièrement solide comme fondation de tout le reste : « Si la première ligue locale est capable de rester en vie, tout le reste va suivre. » Une convergence de points de vue entre le praticien et l’institution qui montre à elle seule l’ampleur du chemin à parcourir.

Pour Antoine François, un modèle de comparaison s’impose : celui du tennis de table, discipline où les frères Lebrun ont transformé une discipline confidentielle en phénomène médiatique grâce à leurs performances. « On sait bien que le côté médiatique passera par une success story », dit-il. En attendant cette réussite collective, un seul homme continue de porter les couleurs françaises sur les patinoires nord-américaines. Et pour Antoine Roussel, cela reste essentiel : « En ce moment, il n’y a peut-être que lui. Mais c’est justement ça qui fait toute la différence. »

Les propos d’Alexandre Texier et de Cristobal Huet sont tirés d’un article publié sur le site officiel de la LNH (nhl.com). Les citations d’Antoine Roussel et d’Antoine François sont issues d’entretiens réalisés par Albane Tanter et Lou-Marco Crepelle.



Coachella : l’art et l’éthique face à la puissance du business

Par Lou-Marco Crepelle & Nina-Lou Jacquet

125 000, c’est le nombre de festivaliers qu’a accueilli le festival Coachella chaque jour lors de son édition 2025. Ce géant de la musique, qui ne durait qu’une seule journée en 1999 avec à peine une dizaine de milliers de spectateurs, est devenu en 25 ans le plus grand festival au monde selon Rolling Stone Magazine – et ce depuis 2013.

Green Day à Coachella 2025. Andy Abeyta/The Desert Sun

L’essor fulgurant de Coachella s’explique notamment par l’afflux massif de célébrités et d’influenceurs tels que Paris Hilton, Kylie Jenne et Alex Consani venus chaque année en Californie, vêtus de tenues boho toujours plus extravagantes. Une esthétique soigneusement relayée sur les réseaux sociaux, déclenchant chez les fans une véritable FOMO (Fear Or Missing Out).

Un rendez-vous mondial, des artistes engagés… mais un financement controversé

Coachella est aujourd’hui l’un des événements musicaux les plus influents au monde. Chaque mois d’avril, les plus grandes stars s’y produisent – souvent engagés, socialement comme politiquement.

En 2025, les shows les plus marquants ont été ceux de Lady Gaga, icône LGBTQ+ depuis ses débuts, et de Green Day, groupe punk ayant fait sensation en revisitant leur titre American Idiot. Sur scène, la célèbre ligne « I’m not a part of a redneck agenda » a été transformée en « I’m not a part of a MAGA agenda », visant directement les partisans de Donald Trump. Le groupe a également exprimé son soutien à la Palestine durant sa performance.

Autres têtes d’affiche notables : Charli XCX, très suivie et soutenue par la communauté queer, ainsi que de nombreux autres artistes engagés, parmi les 150 qui ont foulé les scènes du festival durant les week-ends du 11 au 13 et 18 au 20 avril à l’Empire Polo Club d’Indio, en Californie.

Un festival progressiste dirigé par un mécène ultra-conservateur

Ce tableau d’inclusivité contraste fortement avec le profil de Philip Anschutz, propriétaire du festival via la société Goldenvoice. Ce milliardaire américain a finance par le passé plusieurs organisations aux positions anti-LGBT et pro-vie, comme l’Alliance Defending Freedom, la National Christian Foundation ou encore le Family Research Council.

Face à la polémique, Anschutz a déclaré en 2018 dans les colonnes du Rolling Stone : « Ni moi, ni la fondation Anschutz ne finançons des organismes dans le but de soutenir des initiatives anti-LGBT. Et lorsque j’ai été informé que certains groupes soutenus par la fondation promouvaient de telles idées, nous avons immédiatement cessé de les financer. » (Rolling Stone, 9 janvier 2017)

Philip Anschutz en 2021.

L’art peut-il se passer d’éthique

Pour certains professionnels du secteur, le paradoxe est difficile à ignorer. La photographe suisse Shaneuz, habituée des festivals et engagée sut les questions sociales, l’explique ainsi : elle choisit de ne pas travailler pour des artistes ou structures aux valeurs contraires aux siennes. « L’art donne de la visibilité. Photographier quelqu’un, même à petit échelle, c’est amplifier sa voix. J’ai déjà détourné ou refusé certaines commandes pour rester alignée avec mes convictions. »

Elle reconnaît cependant que refuser certains projets peut être difficile financièrement : « Une fois, j’étais engagée sur un festival pour shooter plusieurs artistes. J’ai fait mon travail, mais j’ai volontairement évité d’en photographier certains. C’est une forme de micro boycott, discrète mais importante. » À propos de Coachella, elle ne mâche pas ses mots : « Ce mec a tout compris au business. Il sait que les artistes engagés font vendre, que les gens veulent du sens. Alors il capitalise là-dessus, tout en finançant des causes anti-avortement, LGBTphobes… C’est hypocrite, mais redoutablement efficace. »

Pour elle, il est néanmoins possible de résister : « Tu peux accepter de travaille dans ces contextes, mais en t’imposant. Comme Macklemore ou Green Day qui montent sur scène avec leurs drapeaux et leurs messages. En gros : « Ok, vous me payez, mais je vais aussi vous faire passer mes idées, quitte à vous pisser dessus symboliquement. » »

Missy Elliott à Coachella 2025.

Coachella ou l’eldorado du greenwashing

Tous les événements qui accueillent un large public sont inévitablement de forts émetteurs de gaz à effet de serre. Les festivals, au même titre qu’une coupe du monde de football, présentent un bilan carbone (très) élevé. D’une part, l’installation des scènes, des équipements son et lumière et des stands, nécessitent des transports, des engins spécifiques et des employés, qui engendrent un important rejet de Co2. Et d’autre part, les festivaliers, qui pour certains viennent de loin pour vivre « l’expérience Coachella », polluent également par leur venue et leurs consommations sur place.

Pour répondre à ces enjeux écologiques, certains festivals font du développement durable leur ligne de conduite, à l’image de Woodstower à Lyon ou de WeLoveGreen à Paris. De leur côté, Coachella suit un cahier des charges écologique, bien qu’il ne communique pas principalement (ni précisément) dessus. Les conseils prodigués aux festivaliers, de prendre leur propre gourde d’eau et d’éteindre leurs lumières avant de partir de chez eux, sonnent plus comme des recommandations sommaires qu’une réelle envie de sensibiliser. Le festival présente pourtant deux chiffres soi-disant élogieux : 25 000 kg de restes de nourriture donnés et 278 000 kg de déchets compostés et recyclés en 2024 (selon leurs propres statistiques). Des données dont on ne sait si elles sont représentatives de l’engagement durable de Coachella ou simplement de la surconsommation des festivaliers, encouragée par la communication même de l’événement. Ces mesures paraissent donc anodines face à la portée qu’elles pourraient avoir auprès des 250 000 festivaliers, surtout lorsque l’on sait que Coachella est le festival le plus lucratif au monde (entre 500 et 600 dollars la place sans compter le logement, le transport et la nourriture).

Une paresse à propos des enjeux écologiques qui ne découle surement pas d’un manque de moyens, mais plutôt de l’orientation politique de l’actionnaire majoritaire. Coachella est financé par la société Goldenvoice, filiale d’AEG Live qui est détenu par Philip Anschutz. Cet homme d’affaires américain a construit sa fortune sur des investissements fonciers et pétroliers dans les années 70-80, ce qui expliquerait le peu d’intérêt pour l’écoresponsabilité.

En 2020, il finance à hauteur de 400 000 dollars la campagne présidentielle de Donald Trump, que l’on sait plus connu pour ses investissements dans les réserves « naturelles » de gaz de schiste que pour son engagement en faveur de l’environnement.

Article rédigé pour What’s Going On #7




« J’ai choisi de voir le bon » : D’une commotion cérébrale à l’écriture d’un livre sur la nutrition, Arthur Pontet raconte son parcours

Par Lou-Marco Crepelle

Pendant un entraînement de football en octobre 2023, alors qu’il joue à Annecy, Arthur Pontet subit une commotion cérébrale. Éloigné des terrains, l’Amplepuisien de 23 ans s’est lancé un défi : publier un livre sur la nutrition. Avec plus de 120 recettes, « Les Plaisirs Healthy » fait le pari de concilier une alimentation saine et le plaisir de chaque repas. Il revient pour Le Progrès sur son accident et la naissance de ce projet.

Arthur Pontet et son livre « Les Plaisirs Healthy ». Photo par Lou-Marco Crepelle.

« Le cerveau, ce n’est pas comme un genou sur lequel on peut forcer »

Comment est survenue votre commotion ?

C’est arrivé en octobre 2023 pendant un entraînement avec l’équipe d’Annecy. Après un tacle, l’arrière de mon crâne a tapé le sol. J’étais sonné, mais le choc n’était pas si impressionnant, j’ai même continué l’entraînement. Une fois dans les vestiaires, j’étais toujours dans le flou, avec l’impression d’être lucide mais au ralenti, hors de mon corps. Le lendemain, j’étais complètement bloqué de la nuque, alors le club m’a arrêté pour quelques jours. S’en est suivi une longue période durant laquelle je reprenais l’entraînement, puis m’arrêtais à cause des migraines. Après des examens chez le neurologue et un début de traitement en janvier 2024, j’ai disputé quatre matches en championnat, mais la douleur persistait alors je n’ai pas voulu prendre de risque. Je passé des tests cognitifs, qui ont montré que mon cerveau avait perdu en traitement de l’information, en mémoire et en concentration, alors je n’ai pas repris le foot depuis.

Comment cette blessure vous impacte-t-elle au quotidien ?

J’ai des maux de tête quasi permanents du matin au soir, même sans effort apparent. Conduire était devenu impossible, se concentrer sur un écran me demande encore beaucoup. Chaque stimulation devient une contrainte supplémentaire. À force on s’habitue à la douleur, mais c’est loin d’être une solution pérenne.

Où en êtes-vous actuellement ? Vous avez trouvé des solutions ?

On sait que la commotion a enclenché tout ça, mais on ne sait pas pourquoi je ne récupère pas. Sur ce qui touche le cerveau, personne ne réagit de la même manière. Pour un choc similaire, certains récupèrent en deux semaines, et il y a quelques cas comme moi qui prennent plus de temps. Avec les soignants qui m’accompagnent, j’ai bon espoir de trouver une solution rapidement.

« Personne ne peut me donner la certitude que cela va s’arrêter »

Vous avez encore envie de rejouer au foot ?

Bien sûr, j’ai toujours envie de retrouver les terrains et de vivre mon rêve. Au début, malgré la commotion, je voulais continuer les entraînements et les matches. Le foot faisait partie de mon quotidien depuis plus de treize ans, alors en être privé m’a bien perturbé. Mais j’ai vite compris que le cerveau, ce n’est pas comme un genou ou un ischio sur lequel on peut forcer un peu. Ça impacte la santé globale, et je ne veux pas la sacrifier. Et même si je rejouais aujourd’hui, je ne serais qu’à 20%, ça n’aurait aucun intérêt.

Quelle a été votre première inquiétude ?

Je ne m’attendais pas à ce que ça dure aussi longtemps. Je n’avais jamais été sensibilisé sur ce genre de blessures, donc je ne m’en suis pas soucié au départ. Mais un mois de douleur pour un choc qui paraissant anodin ? J’ai commencé à me demander : quand est-ce que ça va s’arrêter ? Est-ce que je vais devoir vivre avec ça toute ma vie ? J’ai la conviction que non, que l’on va trouver une solution, mais il n’y a personne qui peut me donner la certitude que cela va s’arrêter.

« Plus sensibiliser les joueurs serait déjà un bon point, mais on ne peut pas empêcher les commotions »

Vous avez pu échanger avec d’autres sportifs victimes de blessures similaires ?

J’ai eu l’occasion d’en discuter avec Florent Duparchy qui était gardien de but et qui a dû arrêter à la suite de deux commotions. Il a mis un terme à sa carrière à 23 ans, j’ai le même âge, alors son histoire m’a touché. J’ai aussi pu en parler avec Maxime Gonalons qui a eu une commotion cérébrale à sa toute fin de carrière. Heureusement pour lui, il a récupéré plus vite que Florent ou moi, mais cela montre à quel point ce qui touche au cerveau devient du cas par cas.

Il manque de sensibilisation sur les commotions dans le foot ?

On commence petit à petit à en parler, mais il n’y a rien de concret au niveau des instances. Au rugby, il y a des protocoles à suivre en cas de commotions et beaucoup de préventions. Plus sensibiliser les joueurs serait déjà un bon point, surtout dans le foot, mais on ne peut pas empêcher les commotions en elles-mêmes. En revanche, on peut mettre en place des mesures concrètes pour agir directement après le choc et éviter d’éventuelles complications futures.

« Que ton alimentation soit ta première médecine »

Pourquoi avoir choisi le livre comme moyen d’expression ?

Lorsque je me suis arrêté, il me fallait trouver une échappatoire qui ne demande pas un gros effort physique, et la cuisine s’est imposée naturellement. Au fur et à mesure, j’ai commencé à écrire mes recettes et à les prendre en photo. Je me suis dis que j’allais en faire un livre numérique pour ma famille, mes amis, pour garder un bon souvenir de cette période. Finalement, je me suis mis en tête de le partager à un plus grand nombre, ça me donnait un challenge, une source de motivation. Ayant des connaissances dans l’imprimerie, je me suis dit qu’un livre concret était mieux qu’un e-book. On l’a dans les mains, on peut le feuilleter, l’offrir en cadeau. C’était important pour moi d’avoir un objet physique.

Parler de nutrition pendant cette pause dans le foot, c’était aussi un moyen de rester dans le sport ?

C’est un sujet qui va de pair avec le sport, alors en un sens oui. Je me suis toujours intéressé à la nutrition, pour être en bonne santé en tant qu’humain, mais aussi pour optimiser mes performances en tant que sportif. On a eu quelques interventions à propos de l’alimentation dans les clubs que j’ai côtoyé, mais c’était assez généraliste. Étant curieux, je me suis vite renseigné plus en détails de mon côté. D’ailleurs, je continue à me former pour avoir un certificat qui atteste de mes connaissances.

Ce livre était un moyen de sensibiliser les jeunes sportifs à l’importance de la nutrition ?

Il y a une phrase d’Hippocrate qui dit « que ton alimentation soit ta première médecine. » Alors qu’on soit un futur athlète, un sportif du dimanche ou une personne qui veut prendre soin de sa santé, la nutrition est un point clé. Et grâce à mon expérience, je sais que l’alimentation est primordiale pour tout sportif souhaitant performer, au même titre que l’entraînement.

« On peut manger sainement tout en se faisant plaisir »

Il fallait aussi déconstruire le cliché qu’on ne peut pas se faire plaisir en mangeant sainement ?

Exactement, c’était un objectif au même titre que transmettre mes connaissances. Il y a beaucoup de personne qui mangent sainement, mais qui sont frustrées car elles ne prennent pas de plaisir. Même en tant que sportif, j’ai toujours réussi à concilier une bonne hygiène de vie et une nutrition saine avec le plaisir de manger. C’est cet aspect que j’ai voulu partager.

Quel était le processus pour trouver les recettes du livre ?

J’avais déjà des recettes phares que je cuisinais régulièrement et que j’ai intégré dans le livre. Puis j’ai pris des recettes « classiques » que j’ai revisité, avec mes goûts personnels mais surtout avec une meilleure composition, des proportions différentes, des ingrédients plus sains…

Il y a plus de 120 recettes dans le livre, vous en avez une préférée ?

Tout dépend de l’envie ! (sourire) Une de mes préférées reste le Snickers revisité, c’est une barre chocolatée très appréciée pour son goût, mais la composition n’est pas flatteuse. Et ici, je transforme la recette pour que les gens mangent quelque chose d’aussi bon en bouche, mais avec des ingrédients plus sains. Cela illustre l’idée qu’on peut manger sainement tout en se faisant plaisir.

Que diriez-vous à une personne qui hésiterait à acheter votre livre ?

De nombreux régimes à la mode échouent car ils ne sont pas adaptés au mode de vie de ceux qui l’essaye. Ce livre promeut lui aussi une hygiène de vie saine, mais que l’on peut adapter à ses envies et tenir sur le long terme puisqu’il allie plaisir et équilibre.

« J’aurais pu choisir de ne relever que ce que je perds, mais j’ai préféré trouver du bon »

À 23 ans, quels sont vos projets pour l’avenir ?

Avant tout, j’aimerais retrouver ma santé. Mais une fois cela de côté, je n’ai qu’une envie, c’est de retourner sur les terrains pour faire ce que j’aime le plus. Mais cette période de pause dans le foot m’a permis de développer d’autres aspects que j’ai envie de garder : l’entreprenariat, les investissements, être sur différents projets… Je travaille aussi avec un agent de joueurs, c’est un projet en lequel je crois beaucoup et qui me permet de garder un pied dans le foot. J’espère pouvoir remettre le deuxième pied sur les terrains le plus vite possible, mais en attendant, je sais que j’ai tous ces projets sur lesquels me concentrer.

Vous êtes resté en lien avec le club d’Annecy ?

Je pense que nous avions un projet intéressant, j’étais confiant pour la suite. Je n’étais pas trop présent au club ces derniers-mois, mais je suis toujours en contact avec le staff. Au début, je continuais de faire ma musculation là-bas et d’être au côté des autres joueurs, c’est important de se sentir dans l’équipe malgré tout.

« Être résilient, c’est un mot important pour moi »

Vous gardez un œil très positif et mature sur cette situation pleine d’incertitude…

Je tiens cette force de ma foi et du soutien de ma famille, ces deux éléments ont été déterminantes. J’aurais pu choisir de ne relever que le négatif, ce qu’on m’enlève, ce que je perds, mais j’ai préféré trouver du bon. Cette pause m’a permis d’explorer de nouveaux domaines que je n’aurais pas pu découvrir en restant pleinement investi dans le football. Peut-être que tout cela est arrivé pour une bonne raison, alors je m’adapte et je tire du positif de chaque moment.

Vous avez un message pour ceux qui liraient l’article ?

Il y a du positif dans chaque situation, cela dépend uniquement de comment on décide de les voir. Il ne faut pas avoir peur de s’adapter pour pouvoir aller de l’avant. Et être résilient, c’est un mot important pour moi.

Propos recueillis pour LE PROGRÈS




Football – Villefranche laisse filer la victoire face à Versailles

Par Lou-Marco Crepelle

En dépit de l’ouverture du score dès l’entame de la seconde période, Villefranche n’est pas parvenu à conserver son avance. Avec une meilleure maitrise du ballon, Versailles a recollé au score et fait trembler les Caladois jusqu’à la dernière minute.

Abou Ba au duel lors du match aller, que Versailles a remporté 3-1.  Photo Laurent Barou

Versailles 1 – 1 FC Villefranche

L’issue du match demeurait toujours incertaine au terme d’une première mi-temps stérile. Dès la douzième minute, Versailles perd Romain Basque, blessé à la cheville. Si Versailles a longtemps conservé le ballon dans la moitié adverse, les Caladois se sont également montrés dangereux grâce à leurs transitions, redoutables par leur vitesse mais imprécises à la finition.

Dès le retour des vestiaires, le FCVB adopte un jeu direct pour surprendre la défense adverse. Octave Joly délivre un centre au point de penalty à Calodat, qui bute sur Altikulac. Le ballon finit dans les pieds d’Idrissa Ba, qui frappe en se retournant (46e). Les Caladois entament alors cette seconde période de la meilleure des manières. Mais après cette fulgurance, la formation versaillaise reprend le contrôle du jeu et finit par égaliser à la 78e. Après une passe en profondeur de Mbemba, prolongée par Baghdadi, Gaval s’infiltre entre deux défenseurs et inscrit son premier but en National. Clément Couturier, rentré à la 75e pour son retour en championnat, sort six minutes plus tard après un contact avec Traoré.

Les deux équipes se procurent de grosses occasions durant les six minutes de temps additionnel, à l’image de Joly qui manque le cadre en fin de course (92e). Sullivan Pean est décisif en cette fin de rencontre, comme avec son double arrêt réflex à la 96e. Malgré le pressing des locaux, la défense caladoise ne craque pas et maintient le nul. Après ce déplacement à Chambly, le FCVB enchaînera un nouveau déplacement le 4 avril pour son match face à Châteauroux, lanterne rouge de National.

À Chambly, Versailles et Villefranche font nul 1 – 1 (0 – 0). But pour Villefranche : Idrissa Ba (46e) But pour Versailles : Gaval (78e). Avertissements pour Villefranche : Negouai (80e), Kissling (90+2e), Joly (90+5e). Avertissements pour Versailles : Traoré (36e), Calvet (86e).

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – Villefranche s’impose à Rouen dans un match à deux visages

Par Lou-Marco Crepelle

Villefranche s’est fait peur en seconde période mais s’impose à Rouen dans un match à haute intensité. Avec quatre buteurs différents, la formation caladoise met fin à deux matches consécutifs sans inscrire de but et repart avec trois précieux points.

Clément Couturier (à gauche) et Adama Diakité. Photo Maxime Jegat.

Rouen 2 – 4 FC Villefranche

Malgré une première période tout en maitrise, les Caladois se sont fait bousculer dans le deuxième acte. Clément Couturier, de retour de suspension, a donné le ton dès la 20e seconde en cadrant depuis l’entrée de la surface. Après quelques actions infructueuses, les Caladois sont récompensés. Calodat ouvre le score, sur un centre de Bastian au second poteau (0 – 1, 14e). À peine le jeu repris, le FCVB continue sur sa lancée et enfonce un peu plus le clou, grâce à un centre de Negouai pour la reprise de Couturier (0 – 2, 16e). Habitué des scénarios fous, Villefranche continue de pousser et se met à l’abri en marquant juste avant la pause grâce à un coup franc de Diakité tiré de la gauche (0 – 3, 45+1e).

Rouen a fait trembler les Caladois

L’issue du match semble déjà certaine à la pause, mais Rouen ne s’avoue pas vaincu. Benkaïd, laissé seul au centre de la surface, réduit l’écart à deux buts avec le FCVB (1 – 3, 50e). Charles Abi, après un tir contré de Mion, reprend devant les cages de Pean, toujours à terre à la suite de son premier arrêt (2 – 3, 64e). Mais cinq minutes plus tard, sur une passe en retrait de Bastian, Mroivili ajuste Lucas Royes pour rassurer le club beaujolais et anéantir les espoirs rouennais (2 – 4, 69e).

Après deux matches sans but, le FCVB retrouve le chemin des filets et se remet en confiance avant l’affrontement contre Concarneau vendredi prochain.

À Rouen, Villefranche bat Rouen 4 – 2 (3 – 0). Buts pour Villefranche : Calodat (14e), Couturier (16e), Diakité (45+1e), Mroivili (69e). Buts pour Rouen : Benkaïd (50e), Abi (64e).

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Running – À 60 ans, Rosario Murcia-Gangloff met le cap sur Los Angeles 2028

Par Lou-Marco Crepelle

Après 30 ans d’absence, Rosario Murcia-Gangloff a de nouveau couru pour son club de cœur l’Asul Bron, qui organisait l’annuel 10 km de Bron. L’occasion de se replonger dans une carrière remplie de réussite et d’inattendu en vue de sa préparation pour les JO de 2028 à Los Angeles.

Rosario Murcia-Gangloff et son guide Atef Baroudi sur le 10 km de Bron. Photo par Lou-Marco Crepelle.

Cette « gamine de 60 ans », comme elle aime se décrire, a longtemps détenu le record de France sur le 10 000 m féminin en 31’42. Double médaillée des mondiaux de cross-country en 1988-1989, elle côtoie les sommets jusqu’à ses premiers Jeux Olympiques à Barcelone en 1992. En 1994, suite à une déshydratation pendant les championnats d’Europe d’athlétisme à Helsinki, elle développe un glaucome, accentué par des complications durant sa troisième grossesse.

Cette maladie chronique, qui réduit progressivement le champ visuel, la pousse à s’éloigner de la compétition, un choix qu’elle fait également pour s’occuper de ses enfants. En 2012, elle reprend sa préparation physique et est présélectionnée aux Jeux Paralympiques de Londres. Depuis, elle cumule les performances en handisport, comme avec sa quatrième place lors du marathon paralympique T12 aux JO de Paris.

Los Angeles 2028 comme dernier défi

Un parcours de longue haleine empreint de résilience qui continue cette année : « Je prépare les championnats du monde de marathon paralympique de New Delhi en octobre prochain, c’est une grande échéance » confie-t-elle en marge du 10 km de Bron, auquel elle a établi un temps de 42’34. « On ne connaît pas le tracé exact, qui sera communiqué deux mois avant. Pour le moment, on garde le rythme et on s’entraîne comme on peut. »

Si en 2012 elle hésitait encore à tenter l’aventure paralympique, ses récents résultats prouvent qu’elle a eu raison, d’y participer. Une assurance forte qui l’emmènera jusqu’à Los Angeles dans trois ans : « Bien sûr que je serai présente pour les JO de 2028. Mais après cela, avec plus de 40 ans de haut niveau, je pense que j’arrêterai mes conneries ! »

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – Villefranche craque dans les derniers instants face à Nîmes

Par Lou-Marco Crepelle

Il a fallu attendre la toute fin du temps réglementaire pour voir Nîmes arracher la victoire face à Villefranche. Brahima Doukansy a inscrit l’unique but d’un match longtemps fermé, stoppant la série d’invincibilité caladoise et offrant aux Crocos un succès précieux dans la course au maintien.

Raouf Mroivili, auteur d’un doublé contre Orléans, n’a pas autant brillé à Nîmes.  Photo d’archive Laurent Barou.

Nîmes 1 – 0 FC Villefranche

Ils avaient fait craquer leurs deux précédents adversaires dans les ultimes instants de la rencontre, mais cette fois, les Tigres caladois ont cédé en fin de partie. Depuis un quart d’heure, le jeu s’emballe, les vingt joueurs de champ courent d’un bout à l’autre du terrain.

Les occasions se multiplient sans qu’aucune équipe ne parvienne à faire la différence. Après une récupération au milieu de terrain. Abdeldjelil sert Brahima Doukansy dans la profondeur, qui frappe sur la gauche du cadre. Péan, impuissant, reste immobile sur sa ligne tandis que le ballon se loge dans son petit filet droit, anéantissant les espoirs d’une victoire caladoise.

Villefranche maintient la pression jusqu’au coup de sifflet final

Villefranche, habitué à ces scénarios fous, comme contre Orléans (2 – 0) et contre Aubagne (2 – 1), pousse pour tenter d’accrocher l’égalisation. À la 90+5e, le gardien nîmois se retrouve hors de ses buts après le dégagement d’une frappe d’Abou Ba. Kenny Mixtur, rentré vingt minutes plus tôt, décoche, à l’entrée de la surface, une frappe qui s’apprêtait à sceller le nul. Mais le défenseur Hamza Sbai, attentif, dégage le ballon sur sa ligne et sécurise la victoire nîmoise.

Avec cette victoire, Nîmes reprend deux points à Châteauroux, exempt de match ce week-end (championnat à 17 équipes oblige) et se libère ainsi de la dernière place. Ils mettent également fin à la série d’invincibilité de Villefranche, victorieux sur ses trois dernières rencontres. Le FCVB, éjecté du top 10, devra réagir lors de la réception de Valenciennes (5e) vendredi prochain pour relancer sa dynamique.

À Nîmes, au stade des Antonins, Nîmes bat Villefranche 1 – 0 (0 – 0). But pour Nîmes : Doukansy (89e)

Villefranche : Péan (cap) – Negouai, Rocchia, Gomes, Camelo – Ba, Joly, Mroivili – Calodat (Mixtur, 71e), Anani (Doucouré, 71e), Diakite. Coach : Laurent Combarel

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – De la frustration à l’extase, le FC Villefranche renverse Aubagne sur le fil

Par Lou-Marco Crepelle

Menés jusqu’à la 88e minute alors qu’Aubagne jouait à 9 contre 11, les Caladois ont renversé le match en inscrivant deux buts dans les derniers instants.

Le capitaine Clément Couturier a offert à la 93e minute un succès précieux au FCVB en Provence. Photo d’archives Laurent Barou.

Aubagne 1 – 2 FC Villefranche

Le banc caladois aura retenu son souffle jusqu’au bout. Son attaque a assiégé une équipe aubagnaise réduite à neuf pendant vingt minutes, sans succès. Kissling, fraîchement entré, débloque enfin la situation avant que Couturier ne parachève le renversement d’une tête victorieuse. Villefranche enchaîne ainsi un deuxième succès de suite, une première cette saison.

Deux expulsions en treize minutes

Mené en première période, Villefranche devait réagir au retour des vestiaires. L’élément déclencheur : un premier jaune pour Tafni (54e) après une faute sur Mroivili. Six minutes plus tard, un tacle mal maîtrisé sur le même joueur lui vaut l’exclusion.

On pense alors qu’Aubagne peut tenir son avantage, même en infériorité. Eddy Cardillo, entraîneur intérimaire après l’éviction de Maxence Flachez en début de semaine, fait rentrer Khetir, pour dynamiser son équipe. Mais son engagement excessif lui vaut un premier avertissement pour une semelle sur Gomes (65e), puis un second sur Abou Ba (67e), laissant son équipe à neuf.

Dès lors, le FCVB a toutes les cartes pour égaliser. Pourtant, pendant vingt longues minutes, Villefranche bute encore et encore, malgré une avalanche d’occasions. Souvent, l’attaque caladoise manque de réussite et d’application à la finition face à une défense aubagnaise au souffle court. Il faut attendre la 88e minute et un centre parfait de Negouai pour que Kissling, d’une reprise en une touche, trouve enfin la faille face à Gil, impérial jusque-là. Mais Villefranche en veut plus. Dans le temps additionnel, Diakité sert Couturier, qui place une tête imparable et scelle une victoire in extremis.

A Aubagne, Villefranche bat Aubagne 1-2 (1-0). Buts pour Villefranche : Kissling (88e) et Couturier (90+3). But pour Aubagne : Benhattab (38e). Cartons jaunes pour Villefranche : Gomes (37e), Rocchia (85e), Couturier (90+1). Cartons jaunes pour Aubagne : Mouton (25e), Tafni (54e, 60e), Khetir (65e, 67e).

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Football – Villefranche veut confirmer l’embellie à Aubagne

Par Lou-Marco Crepelle

Épatants vainqueurs du leader Nancy (2-0) la semaine dernière, les Caladois se déplacent avec des intentions à Aubagne, un adversaire qui les avait battus au match aller.

Le latéral caladois Maxime Bastian, ici au duel face à QRM.  Photo Laurent Barou.

Ce vendredi, Villefranche se déplace à Aubagne pour la 21ᵉ journée de National 1. Alors que la saison est entrée dans sa deuxième partie, l’issue du championnat reste incertaine. Le FCVB (14e) est encore en équilibre précaire avec quatre unités d’avance sur la zone rouge.

Les Caladois aborderont cette rencontre avec l’ambition de confirmer leur bonne dynamique après leur victoire 2-0 contre le leader Nancy la semaine dernière. Un succès précieux, mais que l’entraîneur Laurent Combarel refuse de considérer comme un tournant : « Cela ramène un peu de confiance, d’équilibre, de calme. Les joueurs sont contents mais ne sont pas dupes, ils savent que ce n’est qu’un match. Si on enchaîne les victoires, on pourra parler d’effet positif, mais pas pour le moment. »

Avec huit recrues arrivées lors du dernier mercato, le FCVB s’est offert autant de nouvelles options tactiques. Des renforts déjà « bien intégrés et concernés », selon Combarel. Malgré ces atouts, l’entraîneur devra composer avec un effectif réduit, plusieurs joueurs étant touchés par des blessures et maladies.

En face, Aubagne (7ᵉ), qui vient de se séparer de son entraîneur l’ancien lyonnais Maxence Flachez, espère rééditer sa performance du match aller à Chouffet (0-1), sa seule victoire à l’extérieur cette saison. À domicile, en revanche, les Provençaux sont solides, n’ayant concédé que deux défaites. Un défi de taille attend donc Villefranche, qui devra faire preuve de caractère pour s’imposer.

Article rédigé pour LE PROGRÈS

Ex de l’OL, Maxence Flachez remercié par Aubagne avant le match contre Villefranche

Malgré un excellent début de saison et des ambitions affichées de montée en Ligue 2, l’entraineur d’Aubagne Maxence Flachez (52 ans), ex défenseur de l’OL, a été remercié ce mardi, à trois jours de la réception de Villefranche en National.

Le président du club, Lionel Jeanningros, a justifié cette décision par « une cassure avec le groupe », dans une déclaration à La Provence.

Maxence Flachez, a perdu son poste d’entraîneur d’Aubagne.  Photo Catherine Aulaz.

Surpris, l’entraîneur caladois, Laurent Combarel a réagi : « J’adresse un petit clin d’œil à Maxence Flachez, il a fait un très bon parcours pour un club promu. C’est une décision surprenante. » Combarel se veut prudent avant le déplacement de son équipe, suite à ce changement : « Dans ces cas-là, il y a toujours un électrochoc. Il faudra qu’on soit d’autant plus préparés. On a vraiment à cœur de rattraper les points perdus à domicile contre cette équipe en début de saison (0-1). »

Article rédigé pour LE PROGRÈS




Santé en France : Un budget à l’économie qui inquiète la profession

Par Lou-Marco Crepelle & Nathan Beltron

L’Assemblée Nationale examine actuellement le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale et de la Santé. Un moment crucial pour le personnel soignant qui manque déjà d’effectif et de ressources, alors que le gouvernement prévoit cinq milliards d’euros d’économie.

© Spotmatik/IStock/Getty Images

Après le secteur de l’éducation, celui de la santé risque de faire les frais de la situation économique tendue en France. Parmi les nombreuses branches du budget 2025, l’exécutif a pour objectif a pour objectif d’économiser cinq milliards d’euros dans la branche maladie. Une économie qui se traduira par une réduction des dépenses liées aux médicaments, aux laboratoires d’analyse et aux arrêts maladies, mais aussi par une intensification de la lutte contre la fraude.

Une mesure concrète pour faire des économies est la diminution de la prise en charge de l’assurance maladie. Une disposition en ce moment étudiée par le gouvernement. Par exemple, une consultation chez le médecin est actuellement remboursée à hauteur de 70% du prix total par l’assurance maladie, le reste par la mutuelle (si on en a une). Avec ce projet de loi, l’assurance maladie ne rembourserait plus que 60% du prix total, ce qui risque de faire grimper le tarif des mutuelles, puisqu’elles devront rembourser 40% du prix total et non 30%. L’État fait des économies, mais pas le privé ni les consommateurs.

Des mesures d’économie dans une situation réelle déjà tendue

D’autres mesures à l’étude auront des impacts plus directs sur les établissements de santé. De quoi inquiéter le personnel soignant déjà en sous-effectif et en manque de ressources. C’est en tout cas l’avis que partage Marie*, infirmière en service hospitalier depuis 25 ans, qui a vu la situation se dégrader : « Beaucoup de services ferment déjà par manque de personnel. Si on ajoute à cela le vieillissement de la population des soignés et des soignants – dû en partie au Numerus Clausus de 1971 – le manque de considération, et maintenant les économies à faire, c’est la fin du système de santé français, qui est pourtant une grande fierté. »

« Il faut une prise de conscience sociétale de la nécessité que chacun fasse pour la société, et non d’attendre que la société fasse pour chacun. Comme pour le climat, on n’est plus dans l’urgent mais dans le palliatif. »

Il est toutefois encore permis d’espérer une amélioration, avec l’arrivée de personnel soignant d’une nouvelle génération qui a grandit avec ces enjeux : « On va faire comme on a toujours fait, se relever les manches et espérer avoir bien éduquer nos enfants. La nouvelle génération fait preuve d’une créativité capable d’inverser l’évolution, ce qu’on avait pas su faire jusqu’à maintenant.

Article rédigé pour What’s Going On #3